Activités relatives à la troisième Décennie des Nations Unies
pour l’élimination de la pauvreté (2018-2027)
A/RES/74/234
préserver et de pérenniser les acquis en matière de développement obtenus ces
dernières décennies,
Engageant instamment tous les pays qui ne l’ont pas encore fait à ratifier la
Convention des Nations Unies contre la corruption 8 ou à y adhérer, engageant les
parties à examiner son application, affirmant sa détermination à faire en sorte que la
Convention soit un instrument efficace pour décourager, détecter, prévenir et
combattre la corruption et le versement de pots-de-vin, pour poursuivre les auteurs de
faits de corruption et pour récupérer les avoirs volés et les restituer aux pays d ’origine,
en fonction des circonstances, encourageant la communauté internationale à adopter
des pratiques optimales concernant la restitution des avoirs volés, soutenant
l’Initiative pour le recouvrement des avoirs volés lancée par l ’Organisation des
Nations Unies et la Banque mondiale ainsi que d’autres initiatives internationales
allant dans le même sens, insistant pour que les conventions régionales relatives à la
corruption soient mises à jour et ratifiées, et s’efforçant d’éliminer les paradis fiscaux,
qui encouragent le transfert à l’étranger d’avoirs volés et les flux financiers illicites,
Déterminée à appuyer la réforme de la réglementation engagée à tous les
niveaux pour accroître la transparence et la responsabilité des institutions financières,
des entreprises et des administrations publiques, ainsi que le renforcement de la
coopération internationale et des institutions nationales de lutte contre le blanchiment
d’argent et le financement du terrorisme,
Réaffirmant que l’élimination de la pauvreté sous toutes ses formes et dans
toutes ses dimensions, y compris l’extrême pauvreté, constitue le plus grand défi
auquel le monde est aujourd’hui confronté, qu’elle est un objectif majeur du
Programme de développement durable à l’horizon 2030, dont fait partie intégrante le
Programme d’action d’Addis-Abeba, et qu’elle constitue également un impératif
moral, social, politique, environnemental et économique pour l’humanité tout entière
ainsi qu’un préalable indispensable au développement durable, en particulier pour
l’Afrique, les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral, les
petits États insulaires en développement et certains pays à revenu intermédiaire, ainsi
que les pays en situation de conflit ou d’après conflit, et soulignant qu’il importe de
tenir compte du caractère pluridimensionnel du développement et de la pauvreté et
d’accélérer les progrès pour parvenir à une croissance économique soutenue, partagée
et équitable ainsi qu’au développement durable, et notamment assurer le plein emploi
productif et un travail décent pour tous, en vue de réduire les inégalités à l ’intérieur
des pays et entre eux,
Mesurant combien il est important d’appuyer l’action menée par les pays pour
éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et dans toutes ses dimensions, y compris
l’extrême pauvreté, et promouvoir l’autonomisation des pauvres et des personnes en
situation de vulnérabilité, notamment les femmes, les enfants et les jeunes, les peuples
autochtones et les collectivités locales, les personnes âgées, les personnes
handicapées, les migrants, les réfugiés et les personnes déplacées,
Réaffirmant la déclaration politique issue de la réunion de haut niveau sur la
couverture sanitaire universelle tenue à New York le 23 septembre 2019, intitulée
« Couverture sanitaire universelle : œuvrer ensemble pour un monde en meilleure
santé »9,
Soulignant qu’il incombe au premier chef aux États Membres de promouvoir la
couverture sanitaire universelle, qui comprend l’accès universel et équitable à des
services de santé de qualité et l’offre de services de qualité à un prix abordable, en
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Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 2349, n o 42146.
Résolution 74/2.
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