A/RES/65/160
de la coopération régionale, et la mobilisation de ressources financières suffisantes
et prévisibles,
Réaffirmant le Plan de mise en œuvre du Sommet mondial pour le
développement durable (« Plan de mise en œuvre de Johannesburg ») 6, dans lequel
la Convention est considérée comme l’un des moyens d’éradiquer la pauvreté, et se
déclarant à nouveau résolue à éliminer l’extrême pauvreté,
Consciente que la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse
sont des problèmes qui revêtent une dimension mondiale en ce qu’ils touchent
toutes les régions du monde,
Craignant que la désertification extrême et la dégradation des sols ne gagnent
les zones arides, semi-arides et subhumides sèches de l’Amérique latine et des
Caraïbes, de l’Asie, de la rive nord de la Méditerranée et de l’Europe centrale et
orientale, situation décrite en détail dans le plan-cadre stratégique décennal mais
dont toute l’ampleur n’a pas été reconnue, accroissant la vulnérabilité des
populations pauvres et compromettant la sécurité alimentaire,
Préoccupée par la fréquence et la gravité croissantes des tempêtes de poussière
ou de sable qui frappent les régions arides et semi-arides et par leurs conséquences
négatives pour l’environnement et l’économie,
Préoccupée également par les effets négatifs que la désertification, la
dégradation des terres, la réduction de la diversité biologique et les changements
climatiques ont les uns sur les autres, consciente des avantages potentiels de la
complémentarité des mesures prises pour régler ces problèmes à tous les niveaux
dans une optique synergique, et consciente également de la corrélation qui existe
entre les changements climatiques, la réduction de la diversité biologique et la
désertification ainsi que de la nécessité de redoubler d’efforts pour combattre la
désertification et promouvoir une gestion durable des terres,
Préoccupée en outre par les conséquences néfastes de la désertification, de la
dégradation des sols et de la sécheresse pour l’économie et se félicitant à cet égard
de la tenue en 2012 de la deuxième conférence scientifique de la Convention des
Nations Unies sur la lutte contre la désertification qui portera sur l’évaluation
économique de la désertification, la gestion durable des terres et la résilience des
zones arides, semi-arides et subhumides sèches,
Notant que les secrétariats de la Convention des Nations Unies sur la lutte
contre la désertification, de la Convention-cadre des Nations Unies sur les
changements climatiques 7 et de la Convention sur la diversité biologique 8 doivent
coopérer plus étroitement tout en respectant le mandat de chacun,
Soulignant le caractère intersectoriel de la désertification, de la dégradation
des sols et de l’atténuation de la sécheresse et, à cet égard, invitant tous les
organismes compétents des Nations Unies à coopérer avec le secrétariat de la
Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification pour concourir à
une solution effective de ces problèmes,
_______________
6
Rapport du Sommet mondial pour le développement durable, Johannesburg (Afrique du Sud),
26 août-4 septembre 2002 (publication des Nations Unies, numéro de vente : F.03.II.A.1), chap. I,
résolution 2, annexe.
7
Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 1771, no 30822.
8
Ibid., vol. 1760, no 30619.
2