A/78/214 50. Le secteur des voyages et du tourisme, qui continue de se relever de la pandémie, dispose aujourd’hui d’une occasion sans précédent pour intégrer la protection des enfants et l’évaluation des risques et des conséquences pour les enfants à chaque étape de son développement et de son fonctionnement – tout au long des chaînes de valeur et dans toutes les destinations. On ne peut pas se permettre de laisser passer c ette occasion. Le secteur peut s’appuyer sur les mesures qu’il avait prises avant la pandémie de COVID-19 pour trouver de nouvelles solutions : mesures de protection de l’enfance dans les services et les infrastructures, formation du personnel et politiques de tolérance zéro, application régulière de procédures de diligence raisonnable et réalisation d’évaluations de l’impact sur les droits de l’enfant, mise en place de mécanismes de signalement efficaces et coopération avec les autorités chargées de faire respecter la loi. B. Réexaminer et redynamiser l’action menée 51. Il existe déjà une base solide pour agir face aux problèmes et aux risques décrits ci-dessus. Des mesures importantes ont été prises par toute une série de parties prenantes – y compris les acteurs du secteur des voyages et du tourisme – aux niveaux mondial, régional et national pour mener une action de prévention, de riposte et d’aide aux victimes efficace face aux violences contre les enfants dans le contexte des voyages et du tourisme. 52. Au niveau mondial, la déclaration et l’appel à l’action issus du pre mier Sommet international sur la protection des enfants dans le contexte des voyages et du tourisme, qui s’est tenu en 2018, ont permis de définir des mesures clés pour prévenir les violences de manière active, globale, adaptée au contexte et durable, ains i que des cadres juridiques solides pour protéger les enfants et poursuivre les auteurs. La déclaration et l’appel à l’action s’appuient sur les conclusions et les recommandations du rapport phare de 2016 intitulé Offenders on the Move: Global Study on the Sexual Exploitation of Children in Travel and Tourism 39 (Délinquants en voyage : étude mondiale sur l’exploitation sexuelle des enfants dans le contexte des voyages et du tourisme), mais tient également compte de formes de violence autres que l’exploitation sexuelle. 53. Dans les Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme de 2011, l’ONU a présenté des mesures que les entreprises devraient prendre afin de connaître et de respecter les droits humains (A/HRC/17/31, annexe). Dans le prolongement de ces Principes directeurs, les Principes régissant les entreprises dans le domaine des droits de l’enfant de 2013 décrivent des mesures que les entreprises peuvent prendre pour protéger les droits de l’enfant dans le contexte des voyages et du tourisme, notamment le droit de l’enfant d’être à l’abri de toutes les formes de violence 40. Le Cadre environnemental et social de la Banque mondiale vise à protéger les populations contre les retombées négatives que pourraient avoir les projets financés par la Banque – telles que la traite et le travail des enfants –, y compris les projets qui concernent le développement du secteur des voyages et du tourisme 41. 54. Le Code mondial d’éthique du tourisme de l’Organisation mondiale du tourisme, qui était un cadre non contraignant pour la mise en place d’un tourisme responsable et durable, a été transformé en 2019 en un instrument contraignant, la Convention-cadre relative à l’éthique du tourisme. Dans la Conven tion-cadre, en __________________ 39 40 41 23-14372 Hawke et Raphael, Offenders on the Move. Voir UNICEF, Pacte mondial et Save the Children, « Principes régissant les entreprises dans le domaine des droits de l’enfant », 2012. Voir https://projects.banquemondiale.org/fr/projects-operations/environmental-and-socialframework. 15/19

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