A/RES/58/151
l’issue des Consultations mondiales sur la protection internationale, et à aider les
gouvernements à assumer leurs responsabilités en matière de protection dans un
contexte international en évolution constante ;
3.
Réaffirme que la Convention relative au statut des réfugiés de 1951 5 et le
Protocole de 1967 s’y rapportant 6 constituent la pierre angulaire du régime
international mis en place pour la protection des réfugiés et reconnaît l’importance
de leur application intégrale et rigoureuse par les États parties ainsi que des valeurs
qui y sont consacrées, note avec satisfaction que cent quarante-cinq États sont
désormais parties à l’un au moins des deux instruments, encourage les États qui ne
sont pas encore parties à ces instruments à y adhérer, souligne en particulier qu’il
importe que le principe du non-refoulement soit strictement respecté, et apprécie
que certains États non parties aux instruments internationaux relatifs aux réfugiés
aient fait preuve de générosité dans l’accueil des réfugiés ;
4.
Note que cinquante-cinq États sont désormais parties à la Convention
relative au statut des apatrides de 1954 7 et que vingt-sept États sont parties à la
Convention sur la réduction des cas d’apatridie de 1961 8, et encourage le Haut
Commissaire à poursuivre ses activités en faveur des apatrides ;
5.
Réaffirme que la protection des réfugiés incombe au premier chef aux
États, qui doivent se montrer pleinement coopératifs, prendre les mesures voulues et
faire preuve de la volonté politique nécessaire pour que le Haut Commissariat puisse
s’acquitter des fonctions dont il est chargé ;
6.
Souligne que la protection internationale est une fonction dynamique
axée sur l’action, qui est au cœur du mandat du Haut Commissariat et qui, en
particulier, s’exerce en coopération avec les États et d’autres partenaires, afin
notamment de promouvoir et de faciliter l’admission, l’accueil et le traitement des
réfugiés et de garantir des solutions durables orientées vers la protection, compte
tenu des besoins particuliers des groupes vulnérables, et note à cet égard que la
fourniture d’une protection internationale est un service qui exige un personnel
nombreux et, par conséquent, des effectifs suffisants et compétents, en particulier
sur le terrain ;
7.
Se félicite de l’initiative « Convention Plus »9 du Haut Commissaire et
encourage celui-ci, ainsi que les États qui ont proposé de faciliter la conclusion
d’accords au titre de cette initiative, à renforcer le régime de protection
internationale en élaborant des méthodes globales de règlement des situations de
réfugiés, notamment en répartissant mieux la charge et les responsabilités au niveau
international et en mettant en œuvre des solutions durables ;
8.
Rappelle le rôle important que jouent des partenariats actifs et une
coordination efficace pour répondre aux besoins des réfugiés et autres personnes
déplacées et trouver des solutions durables à leurs problèmes, et salue les efforts que
déploie actuellement le Haut Commissariat, en coopération avec d’autres
organismes des Nations Unies et les acteurs du développement, afin de créer des
conditions propices à la recherche de solutions à long terme, en particulier dans le
_______________
5
Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 189, no 2545.
Ibid., vol. 606, no 8791.
7
Ibid., vol. 360, no 5158.
8
Ibid., vol. 989, no 14458.
9
Voir Documents officiels de l’Assemblée générale, cinquante-huitième session, Supplément no 12
(A/58/12), par. 24.
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