Le droit à l’alimentation
A/RES/73/171
profonde préoccupation devant les obstacles et les difficultés que ces peuples ont à
surmonter pour exercer pleinement leur droit à l’alimentation, et demande aux États
de prendre des mesures spéciales pour s’attaquer aux causes profondes de la faim et
de la malnutrition qui frappent de façon disproportionn ée les peuples autochtones, et
à la discrimination qui continue de s’exercer à leur encontre ;
22. Rappelle également le document final de sa réunion plénière de haut
niveau, dite Conférence mondiale sur les peuples autochtones, tenue les 22 et
23 septembre 2014 18, et l’engagement qui y a été pris de promouvoir, en collaboration
avec les peuples autochtones concernés, et selon qu’il conviendra, des politiques, des
programmes et des ressources permettant de pourvoir aux occupations des peuples
autochtones, à leurs activités traditionnelles de subsistance, à leurs économies, à leurs
moyens d’existence, à leur sécurité alimentaire et à leur nutrition ;
23. Note qu’il faut approfondir un certain nombre de concepts, tel que celui de
« souveraineté alimentaire », ainsi que leurs rapports avec la sécurité alimentaire et
le droit à l’alimentation, tout en gardant à l’esprit la nécessité d’éviter tout effet
négatif sur l’exercice du droit à l’alimentation pour tous et en tout temps ;
24. Prie tous les États et les acteurs privés, ainsi que les organisations
internationales, dans le cadre de leur mandat, de tenir pleinement compte de la
nécessité d’œuvrer en faveur de la réalisation effective du droit à l ’alimentation pour
tous ;
25. Constate qu’il est nécessaire de renforcer l’engagement des États et, à la
demande des pays touchés et en coopération avec eux, l’aide internationale en faveur
de la réalisation et de la protection intégrales du droit à l ’alimentation, en particulier
de mettre en place des mécanismes nationaux de protection des personnes contraintes
de quitter leur foyer ou leur terre à cause de la faim ou d ’une situation d’urgence
humanitaire compromettant l’exercice de leur droit à l’alimentation ;
26. Prend note avec satisfaction de la dynamique en faveur de l’adoption de
lois cadres, de stratégies nationales et de mesures visant à garantir la pleine réalisation
du droit à l’alimentation pour tous qui se met en place dans différentes régions du
monde ;
27. Souligne qu’il faut mobiliser, répartir et utiliser au mieux les ressources
techniques et financières de toutes origines, y compris celles provenant de
l’allégement de la dette extérieure des pays en développement, et renforcer les actions
menées au niveau national pour mettre en œuvre des politiques de sécurité alimentaire
durables ;
28. Dit souhaiter que les négociations commerciales de l’Organisation
mondiale du commerce, en particulier celles sur les questions laissées en souffrance
au Cycle de Doha, aboutissent à un accord axé sur le développement, contribuant
ainsi à créer sur le plan international des conditions qui permettent la pleine
réalisation du droit à l’alimentation ;
29. Souligne que tous les États doivent faire tout leur possible pour que leurs
choix politiques et économiques internationaux, notamment les accords commerciaux
internationaux, n’aient pas d’incidence négative sur le droit à l’alimentation dans
d’autres pays ;
30. Rappelle l’importance de la Déclaration de New York sur l’action contre
la faim et la pauvreté et recommande la poursuite des efforts engagés pour trouver
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18-22267
Résolution 69/2.
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