A/RES/68/102
Renforcement de la coordination de l’aide humanitaire
d’urgence fournie par les organismes des Nations Unies
17. Prie instamment les États Membres, l’Organisation des Nations Unies et
les autres organisations compétentes de prendre des mesures supplémentaires pour
répondre d’urgence et de manière coordonnée aux besoins alimentaires et
nutritionnels des populations touchées, tout en veillant à ce que ces mesures
viennent étayer les stratégies et programmes nationaux visant à améliorer la sécurité
alimentaire ;
18. S’inquiète notamment des problèmes de sécurité d’accès qui se posent à
propos du combustible, du bois de feu et d’autres sources d’énergie, de l’eau et de
l’assainissement, du logement, de la nourriture et des soins de santé, et de l’usage
qui en est fait, dans les situations d’urgence humanitaire, et prend note avec
satisfaction des initiatives nationales et internationales qui contribuent à l’efficacité
de la coopération à cet égard ;
19. Encourage la communauté internationale, y compris les organismes des
Nations Unies compétents et la Fédération internationale des sociétés de la CroixRouge et du Croissant-Rouge, à appuyer les activités que les États Membres
entreprennent pour renforcer leurs capacités de préparation et d’intervention en cas
de catastrophe et, en tant que de besoin, les initiatives prises pour renforcer les
systèmes, plus particulièrement les systèmes d’alerte rapide, permettant de détecter
et de surveiller les risques de catastrophe, y compris les facteurs de vulnérabilité et
les risques naturels ;
20. Se félicite du nombre croissant d’initiatives prises aux niveaux régional
et national pour promouvoir l’application des Lignes directrices relatives à la
facilitation et à la réglementation nationales des opérations internationales de
secours et d’assistance au relèvement initial en cas de catastrophe, encourage les
États Membres et, le cas échéant, les organisations régionales à prendre de nouvelles
mesures pour examiner et renforcer les cadres opérationnel et juridique de l’aide
internationale en cas de catastrophe, en tenant compte, comme il convient, de ces
Lignes directrices, et salue les travaux consacrés récemment par la Fédération
internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, le Bureau de la
coordination des affaires humanitaires et l’Union interparlementaire à l’élaboration
d’une loi type sur ce sujet ;
21. Encourage les États à instaurer un environnement propice au
renforcement des capacités des autorités locales et des organisations non
gouvernementales et communautaires nationales et locales, en vue de mieux les
préparer à apporter en temps voulu une aide humanitaire efficace et prévisible, et
engage les organismes des Nations Unies et les organisations humanitaires à
soutenir ces efforts, notamment, en tant que de besoin, par des transferts de
technologie et d’expertise aux pays en développement et par un appui aux
programmes ayant pour objet de développer les capacités de coordination des États
touchés ;
22. Demande aux États Membres, aux organismes des Nations Unies et aux
organisations humanitaires de fournir une aide d’urgence selon des modalités qui
contribuent, s’il y a lieu, au relèvement et au développement à long terme, y
compris en recourant prioritairement aux moyens d’action humanitaire qui
renforcent la résilience, notamment mais non exclusivement les transferts de fonds,
les achats locaux de produits alimentaires et de services, et les filets de protection
sociale ;
23. Engage les États Membres et les organismes des Nations Unies
compétents à examiner leurs propres mécanismes de financement, en vue de les
améliorer, si possible, pour accélérer et assouplir le financement de la préparation
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