A/RES/60/222
apporter un soutien semblable, en Afrique, au secteur de l’eau et de
l’assainissement, à celui du logement et du développement urbain et à d’autres
secteurs prioritaires prévus dans le Programme d’action du Nouveau Partenariat et
visant au développement durable de la région ;
19. Demande instamment que l’on continue d’œuvrer en faveur de mesures
devant permettre de relever les défis que sont l’élimination de la pauvreté et la
réalisation du développement durable en Afrique, notamment, le cas échéant, en
faveur de mesures d’allégement de la dette, d’amélioration de l’accès aux marchés,
d’appui au secteur privé et à la création d’entreprises, d’accroissement de l’aide
publique au développement, de stimulation de l’investissement étranger direct et de
transfert de technologie ;
20. Affirme de nouveau que tous les pays et les institutions multilatérales
compétentes doivent poursuivre leurs efforts pour assurer une plus grande cohérence
dans leurs politiques commerciales à l’égard des pays africains, et reconnaît
l’importance des efforts visant à intégrer pleinement ces pays au système
commercial international, par des initiatives consistant notamment à améliorer leur
compétitivité et à les aider à faire face aux difficultés d’ajustement liées à la
libéralisation des échanges ;
21. Se félicite de la récente proposition du Groupe des Huit, entérinée par les
institutions de Bretton Woods à leur réunion annuelle, en 2005, visant à annuler
complètement l’encours de la dette contractée auprès du Fonds monétaire
international, de l’Association internationale de développement et du Fonds africain
de développement par les pays pauvres très endettés remplissant les conditions
voulues pour bénéficier de cette mesure, et apporter des ressources supplémentaires
de manière que la capacité de financement des institutions financières
internationales ne soit pas réduite ;
22. Affirme qu’il importe de trouver une solution globale et durable au
problème de la dette extérieure des pays africains, notamment par l’annulation
complète de la dette multilatérale, conformément à la proposition récemment
formulée par le Groupe des Huit en faveur des pays pauvres lourdement endettés et,
au cas par cas et lorsqu’il convient, par un allégement important de la dette et
notamment l’annulation ou la restructuration de la dette des pays africains
lourdement endettés qui ne sont pas visés par l’Initiative en faveur des pays pauvres
très endettés et dont l’endettement est excessif , et se félicite de l’action entreprise
par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale pour mettre au point un
dispositif relatif à la viabilité de la dette à l’intention des pays à faible revenu,
sachant que la viabilité de la dette et une bonne gestion du budget sont des
conditions importantes de la réalisation des objectifs nationaux de développement et
des objectifs du Millénaire pour le développement ;
23. Note avec satisfaction que de nombreux partenaires du développement
ont récemment augmenté leurs annonces d’aide publique au développement,
notamment le Groupe des Huit et l’Union européenne, dont les engagements
conduiront à augmenter de 25 milliards de dollars par an d’ici à 2010 l’aide
publique au développement de l’Afrique, et encourage tous les partenaires du
développement à assurer l’efficacité de l’aide en appliquant la Déclaration de Paris
sur l’efficacité de l’aide au développement : appropriation, harmonisation,
alignement, résultats et responsabilité mutuelle, adoptée au Forum de haut niveau
tenu à Paris du 28 février au 2 mars 2005 sur le thème « Renforcer ensemble
l’efficacité de l’aide au développement (harmonisation, action commune,
résultats) » ;
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