A/RES/57/218 Consciente de la contribution positive qu’apportent souvent les migrants, notamment lorsqu’ils finissent par s’intégrer dans la société du pays d’accueil, Ayant à l’esprit l’état de vulnérabilité dans lequel se trouvent fréquemment les migrants et les membres de leur famille en raison, notamment, du fait qu’ils ne sont pas dans leur pays d’origine et qu’ils rencontrent des difficultés dues à des différences de langue, de coutumes et de culture, ainsi que les entraves d’ordre économique et social qui font obstacle au retour des migrants sans papiers ou en situation irrégulière dans leur pays d’origine, Ayant également à l’esprit la nécessité d’une approche ciblée et cohérente à l’égard des migrants en tant que groupe vulnérable particulier, notamment en ce qui concerne les femmes et les enfants, Profondément préoccupée par les manifestations de violence, de racisme, de xénophobie et d’autres formes de discrimination et de traitement inhumain ou dégradant à l’encontre des migrants, en particulier les femmes et les enfants, dans différentes régions du monde, Soulignant qu’il importe de créer les conditions favorables à une plus grande harmonie entre les migrants et le reste de la société de l’État dans lequel ils résident afin d’éliminer les manifestations de plus en plus marquées de racisme et de xénophobie qui visent les migrants et qui sont le fait d’individus ou de groupes appartenant à certains secteurs de la société dans de nombreux pays, Prenant note de l’avis consultatif OC-16/99 de la Cour interaméricaine des droits de l’homme, en date du 1 er octobre 1999, relatif au droit à l’information sur l’assistance consulaire dans le cadre des garanties que la loi reconnaît aux ressortissants étrangers détenus par les autorités de l’État d’accueil, Encouragée par l’intérêt grandissant que la communauté internationale porte à la protection effective et intégrale des droits de l’homme de tous les migrants et soulignant que des efforts supplémentaires doivent être faits pour assurer le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales de tous les migrants, Se félicitant que plusieurs États aient déjà ratifié la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée et les protocoles y relatifs 7, et réaffirmant qu’il importe d’assurer au plus tôt l’entrée en vigueur de ces instruments, conformément à ses résolutions 55/25 du 15 novembre 2000 et 55/255 du 31 mai 2001, 1. Se félicite de l’engagement renouvelé qui a été pris dans la Déclaration du Millénaire 8 concernant l’adoption de mesures visant à assurer le respect et la protection des droits de l’homme des migrants, des travailleurs migrants et des membres de leur famille, à faire cesser les actes de racisme et de xénophobie qui se commettent de plus en plus souvent dans de nombreuses sociétés et à promouvoir plus d’harmonie et de tolérance dans toutes les sociétés ; 2. Prie tous les États Membres, suivant leurs systèmes constitutionnels respectifs, de défendre et protéger efficacement les droits de l’homme de tous les migrants, conformément à la Déclaration universelle des droits de l’homme 1 et aux instruments internationaux auxquels ils sont parties, notamment les Pactes _______________ 7 8 2 Résolution 55/25, annexes I à III, et résolution 55/255, annexe. Voir résolution 55/2.

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