A/RES/60/130
9.
Réaffirme l’engagement en faveur de politiques de l’emploi qui
promeuvent le plein emploi productif et un travail décent pour tous dans des
conditions d’équité et d’égalité, de sécurité et de dignité et que la création d’emplois
devrait être intégrée dans les politiques macroéconomiques ;
10. Réaffirme également que les politiques d’insertion sociale devraient viser
à réduire les inégalités, à promouvoir l’accès aux services sociaux essentiels, à
l’éducation et aux soins de santé, à accroître la participation et l’intégration des
groupes sociaux et à contrer les menaces que la mondialisation et les réformes
dictées par les lois du marché font peser sur le développement social, afin que toutes
les personnes dans tous les pays tirent parti de la mondialisation ;
11. Réaffirme en outre que la Commission du développement social
conservera la charge primordiale du suivi et de l’examen du Sommet mondial pour
le développement social et des conclusions de la vingt-quatrième session
extraordinaire de l’Assemblée, et qu’elle représente, au sein des Nations Unies, la
principale instance permettant un dialogue plus poussé sur les questions de
développement social, et encourage les gouvernements, les institutions spécialisées,
fonds et programmes compétents des Nations Unies et la société civile à accroître
leur appui à ses travaux ;
12. Réitère les engagements pris au Sommet mondial de 20054 à la rubrique
« Répondre aux besoins particuliers de l’Afrique » et insiste sur l’appel du Conseil
économique et social préconisant le renforcement de la coordination au sein du
système des Nations Unies et des efforts en cours pour harmoniser les initiatives
actuelles en faveur de l’Afrique, et prie la Commission du développement social de
continuer à accorder dans ses travaux toute l’attention voulue à la dimension sociale
du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique 8 ;
13. Réaffirme que chaque pays est responsable au premier chef de son propre
développement économique et social et que l’on ne saurait trop insister sur le rôle
des politiques et des stratégies de développement nationales, et souligne qu’il
importe d’adopter des mesures efficaces, y compris, le cas échéant, des mécanismes
financiers nouveaux, afin d’appuyer les efforts que font les pays en développement
pour réaliser une croissance économique soutenue et un développement durable,
éliminer la pauvreté et renforcer leurs systèmes démocratiques ;
14. Réaffirme également, à cet égard, que la coopération internationale a un
rôle essentiel à jouer en aidant les pays en développement, notamment les pays les
moins avancés, à mettre en valeur leurs ressources humaines et à renforcer leurs
ressources institutionnelles et technologiques ;
15. Réaffirme en outre que le développement social exige la participation
active au processus de développement de tous les acteurs, y compris les
organisations de la société civile et les grandes et petites entreprises, que la création
de partenariats entre tous les protagonistes fait de plus en plus souvent partie de la
coopération nationale et internationale pour le développement social, et qu’à
l’échelon national les partenariats entre l’État, la société civile et le secteur privé
peuvent contribuer utilement à la réalisation des objectifs de développement social ;
16. Souligne les responsabilités incombant au secteur privé aux niveaux
national et international, notamment aux grandes et petites entreprises et aux
sociétés transnationales, non seulement sur le plan économique et financier, mais
_______________
8
A/57/304, annexe.
3
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