A/RES/55/106
1.
Réaffirme que l’extrême pauvreté et l’exclusion sociale constituent une
atteinte à la dignité de la personne humaine et que des mesures doivent donc être
prises d’urgence aux niveaux national et international pour y mettre fin;
2.
Réaffirme également qu’il est indispensable que les États favorisent la
participation des plus démunis à la prise de décisions au sein de la société dans
laquelle ils vivent, et à la défense des droits de l’homme ainsi qu’à la lutte contre
l’extrême pauvreté, et que soient donnés aux plus démunis et aux groupes
vulnérables les moyens de s’organiser et de participer à tous les aspects de la vie
politique, économique et sociale, notamment à la planification et à la mise en œuvre
de politiques qui les concernent, leur permettant ainsi de devenir de véritables
partenaires du développement;
3.
Souligne que l’extrême pauvreté est un problème fondamental auquel
doivent s’attaquer les gouvernements, la société civile et le système des Nations
Unies, y compris les institutions financières internationales et, dans ce contexte,
réaffirme que la volonté politique est le préalable indispensable à l’élimination de la
pauvreté;
4.
Considère que l’élimination de l’extrême pauvreté constitue un moyen
essentiel d’assurer le plein exercice des droits politiques, civils, économiques,
sociaux et culturels, et réaffirme l’interdépendance de ces objectifs;
5.
Réaffirme que l’existence de situations de misère absolue généralisée fait
obstacle à l’exercice intégral et effectif des droits de l’homme et fragilise la
démocratie et la participation populaire;
6.
Réaffirme également les engagements en faveur du développement et de
l’élimination de la pauvreté énoncés dans la Déclaration du Millénaire 17;
7.
Invite le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme à
continuer, dans le cadre de la mise en œuvre de la Décennie des Nations Unies pour
l’élimination de la pauvreté, d’accorder l’attention voulue à la question des droits de
l’homme et de l’extrême pauvreté;
8.
Note avec satisfaction les mesures concrètes que le Fonds des Nations
Unies pour l’enfance et l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la
science et la culture ont prises en vue d’atténuer les effets de l’extrême pauvreté
chez les enfants, et les efforts que le Programme des Nations Unies pour le
développement a déployés, dans le cadre des résolutions pertinentes, afin de donner
la priorité à la recherche de moyens de réduire la pauvreté, et exhorte ces
organismes à persévérer dans cette voie;
9.
Engage les États, les organismes des Nations Unies, en particulier le
Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et le Programme des
Nations Unies pour le développement, les organisations intergouvernementales et les
organisations non gouvernementales, à continuer de tenir dûment compte des liens
entre les droits de l’homme et l’extrême pauvreté;
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