A/RES/64/145
de les exercer pleinement et constituent une pratique néfaste, aux conséquences
irréparables et irréversibles, dont 100 à 140 millions de femmes et de filles ont à
souffrir aujourd’hui et que, de surcroît, 3 millions de filles risquent d’en être les
victimes chaque année,
Vivement préoccupée par le fait que l’objectif qui vise à mettre fin aux
mutilations génitales féminines d’ici à 2010, énoncé dans le document « Un monde
digne des enfants », ne sera pas accompli,
Vivement préoccupée également par le fait que la pauvreté, la guerre et les
conflits armés touchent surtout les filles, qui sont en outre victimes de violences, de
sévices et d’exploitation sexuels et d’infections et de maladies sexuellement
transmissibles, notamment le VIH et le sida, ce qui a de graves incidences sur leur
qualité de vie et les expose davantage encore à la discrimination, à la violence et à
l’abandon, limitant ainsi leurs possibilités de s’épanouir,
Soulignant qu’un meilleur accès des jeunes, et en particulier des filles, à
l’éducation, notamment en matière de santé sexuelle et procréative, les rend
considérablement moins vulnérables aux maladies évitables, au premier rang
desquelles l’infection par le VIH et les maladies sexuellement transmissibles,
Notant avec inquiétude le nombre croissant d’enfants, et surtout d’orphelines,
qui sont chefs de famille, du fait notamment de la pandémie de VIH et de sida,
Profondément préoccupée par le fait que les grossesses précoces et l’accès
limité aux soins de santé sexuelle et procréative, notamment aux soins obstétriques
d’urgence, sont à l’origine de nombreux cas de fistule obstétricale et de taux élevés
de mortalité et de morbidité maternelles,
Convaincue que le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et
l’intolérance qui y est associée se manifestent de manière différente vis-à-vis des
femmes et des filles et peuvent être parmi les facteurs qui contribuent à une
dégradation de leurs conditions de vie, les exposent à la misère, à la violence et à
toutes sortes de discriminations et les privent de leurs droits fondamentaux ou en
restreignent l’exercice,
Consciente que la maternité précoce continue de faire obstacle à l’amélioration
de la condition des filles sur les plans éducatif et social dans toutes les régions du
monde et que dans l’ensemble, les mariages d’enfants, les mariages forcés et la
maternité précoce peuvent considérablement réduire leurs perspectives d’éducation
et auront probablement à long terme des effets néfastes sur leurs perspectives
d’emploi, ainsi que sur leur qualité de vie et celle de leurs enfants,
Notant avec préoccupation la supériorité numérique des hommes dans
certaines parties du monde, qui procède notamment d’attitudes et de pratiques
néfastes telles que les mutilations génitales féminines, la préférence pour les fils,
qui entraîne des infanticides féminins, la sélection prénatale du sexe, les mariages
précoces, y compris les mariages d’enfants, la violence contre les femmes,
l’exploitation sexuelle, les abus sexuels, la discrimination alimentaire à l’égard des
filles et autres pratiques nuisibles à la santé et au bien-être qui font que les filles
sont moins nombreuses que les garçons à survivre jusqu’à l’âge adulte,
Prenant note avec intérêt de l’adoption de la Déclaration et de l’appel à
l’action de Rio de Janeiro pour prévenir et éliminer l’exploitation sexuelle des
enfants et des adolescents, qui est le document final issu du troisième Congrès
mondial contre l’exploitation sexuelle des enfants et des adolescents, tenu à Rio de
Janeiro (Brésil) du 25 au 28 novembre 2008,
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