A/RES/64/145
1.
Souligne qu’il est urgent que soient intégralement réalisés les droits des
filles, qui sont inscrits dans les instruments relatifs aux droits de l’homme, et engage
vivement les États à envisager, à titre prioritaire, de signer et ratifier la Convention
relative aux droits de l’enfant1, la Convention sur l’élimination de toutes les formes
de discrimination à l’égard des femmes2 et la Convention relative aux droits des
personnes handicapées3, ainsi que leurs Protocoles facultatifs4, ou d’y adhérer ;
2.
Prie instamment tous les États qui ne l’ont pas encore fait d’envisager de
signer et ratifier la Convention sur l’âge minimum, 1973 (Convention no 138) et la
Convention sur les pires formes de travail des enfants, 1999 (Convention no 182) de
l’Organisation internationale du Travail, ou d’y adhérer ;
3.
Prie instamment tous les gouvernements et les organismes des Nations
Unies de redoubler d’efforts, sur le plan bilatéral et de concert avec les
organisations internationales et les donateurs privés, pour atteindre les objectifs
fixés par le Forum mondial sur l’éducation17 qui n’ont pas été complètement
réalisés, en particulier l’élimination en 2005 des disparités entre les sexes dans
l’enseignement primaire et secondaire, et, pour ce faire, de mettre en œuvre
l’Initiative des Nations Unies pour l’éducation des filles, et leur demande de
respecter et réaffirmer les engagements pris en faveur des objectifs de l’Éducation
pour tous et des objectifs du Millénaire pour le développement, en particulier ceux
qui concernent les femmes et l’éducation ;
4.
Appelle tous les États à mettre davantage l’accent sur une éducation de
qualité pour les filles, y compris des cours de rattrapage et d’alphabétisation pour
celles qui n’ont pas été scolarisées dans le système classique, à promouvoir l’accès à
des compétences et une formation à la création d’entreprise pour les jeunes femmes
et à vaincre les stéréotypes masculins et féminins pour veiller à ce que les jeunes
femmes qui arrivent sur le marché du travail aient la possibilité de parvenir au
plein-emploi productif et à un travail décent ;
5.
Demande aux États et à la communauté internationale de consacrer le
droit à l’éducation sur la base de l’égalité des chances et de la non-discrimination,
en rendant l’enseignement primaire obligatoire et gratuit pour tous les enfants, en
s’assurant que tous les enfants ont accès à une éducation de qualité, en donnant à
tous la possibilité de faire des études secondaires, grâce notamment à la gratuité
progressive de l’éducation, et de garder à l’esprit que les mesures spéciales, y
compris la discrimination positive, en faveur de l’égalit�� d’accès, aident à égaliser
les chances, à combattre l’exclusion et à favoriser l’assiduité scolaire, en particulier
des filles et des enfants de milieux défavorisés ;
6.
Souligne qu’il importe d’évaluer de façon approfondie la mise en œuvre
du Programme d’action de Beijing11, vue sous l’angle du cycle de vie, afin de
repérer les lacunes et les obstacles existants, et de prendre de nouvelles mesures en
vue d’atteindre les objectifs qui y sont fixés ;
7.
Demande à tous les États et à toutes les organisations internationales et
non gouvernementales de poursuivre, à titre individuel ou collectif, la mise en
œuvre du Programme d’action de Beijing, notamment pour ce qui est des objectifs
stratégiques en faveur des filles, d’appliquer les Nouvelles mesures et initiatives
pour la mise en œuvre de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing 18, et
de mobiliser toutes les ressources et tout l’appui nécessaires pour traduire dans les
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Résolution S-23/3, annexe.
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