A/RES/59/223
international et de la Banque mondiale) 4 pour engager tous les créanciers à
participer à l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés,
1.
Prend acte du rapport du Secrétaire général 5 ;
2.
Souligne qu’il incombe aux créanciers et débiteurs de prévenir et de
résoudre les situations d’endettement insoutenables, en temps voulu et de façon
efficace, et qu’il faut faire en sorte qu’ils continuent à se réunir dans les instances
internationales appropriées, et réaffirme à cet égard que le système financier
international, conjugué à l’accroissement des financements externes de sources
publiques et privées et de l’investissement extérieur direct, sont les éléments
fondamentaux d’une solution durable ;
3.
Souligne également que l’allégement de la dette peut jouer un rôle capital
en libérant des ressources qui devraient être affectées à des activités compatibles
avec l’élimination de la pauvreté, une croissance économique soutenue et un
développement durable, ainsi qu’avec la réalisation des objectifs de développement
convenus sur le plan international, y compris ceux qui sont énoncés dans la
Déclaration du Millénaire2, et à ce propos demande instamment aux pays d’affecter
les ressources dégagées grâce à l’allégement de la dette, en particulier l’annulation
et la réduction de la dette, à la réalisation de ces objectifs ;
Souligne en outre que la viabilité de la dette dépend de la convergence de
4.
nombreux facteurs aux niveaux international et national, insiste sur la nécessité de
ne pas retenir un indicateur unique pour porter des jugements définitifs à son sujet
et, tout en convenant de la nécessité d’utiliser des indicateurs transparents et
comparables, fait valoir à cet égard qu’il convient de tenir compte de la situation
particulière de chaque pays et que les incidences des chocs externes doivent être
prises en considération dans les analyses de la viabilité de la dette, et invite le Fonds
monétaire international et la Banque mondiale, lorsqu’ils procèdent à l’évaluation
de la viabilité de la dette, à prendre en compte les bouleversements provoqués, par
exemple, par les catastrophes naturelles, les conflits, les changements dans les
perspectives de croissance mondiale ou les variations des termes de l’échange, en
particulier pour les pays en développement exportateurs de produits de base ;
Note avec préoccupation que, si des progrès ont été accomplis, certains
5.
pays, après avoir atteint le point d’achèvement de l’Initiative en faveur des pays
pauvres très endettés, n’ont pas réussi à assurer durablement la viabilité de la dette,
souligne qu’il importe d’encourager les créanciers et les débiteurs à faire preuve de
responsabilité et qu’il est nécessaire d’aider les pays en question à bien gérer leurs
dettes et à éviter tout endettement insoutenable, notamment en leur accordant des
dons, et se félicite à cet égard des travaux entrepris par le Fonds monétaire
international et la Banque mondiale pour mettre en place un cadre prospectif
concernant la viabilité de la dette pour les pays pauvres fortement endettés ou à
faible revenu, ainsi que des discussions en cours concernant d’autres initiatives
visant à assurer la viabilité à long terme de la dette, notamment en la réduisant ou en
l’annulant, tout en soulignant la nécessité de maintenir l’intégrité financière des
institutions financières multilatérales ;
6.
Souligne que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international
doivent avoir à l’esprit les incidences globales du cadre mis en place pour les pays à
faible revenu, demande que les calculs afférents à l’évaluation de la performance
_______________
4
Voir Bulletin du FMI, vol. 33, no 18 (11 octobre 2004). Disponible également à l’adresse suivante :
www.imf.org/imfsurvey.
5
A/59/219.
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