A/HRC/RES/55/4 Appréciant la contribution apportée par des mécanismes interinstitutions tels que la collaboration quadripartite entre l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, l’Organisation mondiale de la santé animale, l’Organisation mondiale de la Santé et le Programme des Nations Unies pour l’environnement, qui promeuvent la coopération et la fourniture d’orientations en faveur de la sûreté et de la durabilité dans les approvisionnements et les pratiques alimentaires, 1. Réaffirme que la faim est un scandale et une atteinte à la dignité humaine, et que son élimination exige l’adoption d’urgence de mesures nationales, régionales et internationales ; 2. Réaffirme également le droit qu’a chacun d’avoir accès à des aliments sains et nutritifs en quantité suffisante, eu égard au droit à une alimentation adéquate et au droit fondamental de chacun d’être à l’abri de la faim, de manière à pouvoir développer et conserver pleinement ses capacités physiques et mentales ; 3. Se déclare vivement préoccupé par le fait que, selon le Programme alimentaire mondial, 345 millions de personnes ont souffert d’insécurité alimentaire grave en 2023 et 783 millions de personnes d’une faim extrême1 ; 4. Se déclare vivement préoccupé également par les reculs observés dans la réalisation des objectifs de développement durable no 1 et no 2, qui visent à éliminer la pauvreté, la faim et toutes les formes de malnutrition, et par le risque imminent et croissant que les cibles énoncées dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 ne soient pas atteintes ; 5. Juge intolérable que, d’après les estimations du Fonds des Nations Unies pour l’enfance, près de la moitié des décès d’enfants de moins de 5 ans soient attribuables à la sous-nutrition, qui rend les enfants plus susceptibles de mourir d’infections courantes, accroît la fréquence et la gravité de ces infections et ralentit la guérison ; 6. Constate avec une vive préoccupation que, alors qu’elles contribuent pour plus de 50 % à la production d’aliments à l’échelle mondiale, les femmes représentent 70 % des personnes qui souffrent de la faim dans le monde, que les femmes et les filles sont démesurément touchées par la faim, la malnutrition, l’insécurité alimentaire et la pauvreté, en partie du fait des inégalités de genre et de la discrimination fondée sur le genre, que dans de nombreux pays, les filles risquent deux fois plus que les garçons de mourir de malnutrition et de maladies infantiles évitables et que, selon les estimations, la malnutrition touche près de deux fois plus de femmes que d’hommes ; 7. Engage tous les États à intégrer les questions de genre dans les programmes de sécurité alimentaire et de nutrition et à prendre des mesures pour s’attaquer en droit et dans les faits aux inégalités de genre et à la discrimination à l’égard des femmes et des filles, en particulier lorsque ces facteurs contribuent à la malnutrition des femmes et des filles, notamment des mesures destinées à assurer la pleine réalisation du droit à l’alimentation dans des conditions d’égalité et des dispositions visant à garantir aux femmes et aux filles l’égalité d’accès à la protection sociale et aux ressources, y compris au revenu, à la terre et à l’eau, et la propriété de ces ressources, ainsi que le plein accès, sur un pied d’égalité avec les hommes et les garçons, aux soins de santé, à l’éducation, aux sciences et à la technologie, afin qu’elles puissent se nourrir et nourrir leur famille et, à cet égard, souligne qu’il est indispensable de donner aux femmes des moyens d’action et de renforcer leur rôle dans la prise de décisions ; 8. Prend note du rapport du Rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation2 ; 9. Sait combien il importe d’accorder toute l’attention voulue aux effets néfastes qu’ont les changements climatiques sur la pleine réalisation du droit à l’alimentation ; 10. Réaffirme que, pour éliminer la faim et la pauvreté, dans les pays en développement en particulier, il est essentiel d’améliorer l’accès aux ressources productives et aux investissements publics responsables en faveur du développement rural, en tenant 1 2 4 Programme alimentaire mondial (PAM), « Une crise alimentaire mondiale », disponible à l’adresse https://fr.wfp.org/crise-alimentaire-mondiale. A/HRC/55/49. GE.24-06165

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