A/HRC/RES/55/4 développement durable et à l’exécution du Programme de développement durable à l’horizon 2030 ; 20. Insiste sur le fait que tous les États devraient tout mettre en œuvre pour que leurs actions internationales de nature politique et économique, notamment les accords commerciaux internationaux, les mesures tarifaires et les mesures non tarifaires, n’aient pas de répercussions néfastes sur le droit à l’alimentation dans d’autres pays ; 21. Invite toutes les organisations internationales compétentes, y compris la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, à éviter toute action qui pourrait avoir des effets néfastes sur la réalisation du droit à l’alimentation ; 22. Engage le Rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation à continuer de tenir compte des liens entre les droits de l’homme, d’une part, et les enjeux de politique commerciale, l’agriculture, la petite pêche et la pêche artisanale, les systèmes alimentaires et la gouvernance mondiale, d’autre part, et à coopérer avec les organisations internationales compétentes pour faire en sorte que le régime du commerce international et l’architecture économique mondiale soient orientés vers le respect, la protection et la réalisation du droit à l’alimentation ; 23. Engage également le Rapporteur spécial à continuer de tenir compte des questions de genre dans l’exécution de son mandat et engage l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et tous les autres organes et mécanismes de l’Organisation des Nations Unies qui s’intéressent au droit à l’alimentation et à l’insécurité alimentaire à intégrer et à prendre dûment en considération ces questions dans leurs politiques, programmes et activités concernant l’accès à l’alimentation ; 24. Engage en outre le Rapporteur spécial à poursuivre sa collaboration avec les organismes, fonds et programmes des Nations Unies et les institutions financières internationales et à favoriser la coopération entre ces entités afin de les aider à promouvoir encore davantage le droit à l’alimentation, dans le cadre de leurs mandats respectifs, au profit notamment des petits exploitants, des travailleurs agricoles, de ceux qui pratiquent la pêche artisanale et des petits pêcheurs des pays en développement et des pays les moins avancés ; 25. Prie le Secrétaire général et le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme de continuer de mettre à la disposition du Rapporteur spécial toutes les ressources humaines et financières nécessaires pour lui permettre de s’acquitter efficacement de son mandat ; 26. Demande à tous les gouvernements de coopérer avec le Rapporteur spécial et de l’aider dans sa tâche en lui fournissant toutes les informations qu’il sollicite, ainsi que d’envisager sérieusement de répondre favorablement à ses demandes de visite, afin de lui permettre de s’acquitter encore plus efficacement de son mandat ; 27. Invite les gouvernements, les organismes, fonds et programmes des Nations Unies compétents, les organes créés en vertu d’instruments internationaux, les acteurs de la société civile, y compris les organisations non gouvernementales, et le secteur privé à coopérer pleinement avec le Rapporteur spécial dans l’exercice de son mandat, notamment en lui faisant part de leurs observations et suggestions quant aux moyens d’assurer la réalisation du droit à l’alimentation ; 28. Prie le Rapporteur spécial de lui soumettre chaque année, et de soumettre à l’Assemblée générale, conformément au programme de travail de chacun, un rapport sur l’exécution de son mandat ; 29. Décide de poursuivre l’examen de la question au titre du même point de l’ordre du jour, conformément à son programme de travail. 53e séance 3 avril 2024 [Adoptée sans vote.] 6 GE.24-06165

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