A/HRC/RES/58/1 violence des groupes armés, notamment à l’égard des peuples autochtones et des communautés d’ascendance africaine dans les régions de la côte des Caraïbes, ainsi que par les informations continuant d’indiquer une augmentation des arrestations illégales et des détentions arbitraires, des disparitions forcées, des procès expéditifs tenus en dehors de toute procédure régulière, des actes de harcèlement, de torture et d’autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, des meurtres liés au genre, y compris de féminicides, et des actes de violence sexuelle et fondée sur le genre dont sont victimes les détenu(e)s et les personnes qui leur rendent visite ; 2. Condamne avec la plus grande fermeté le fait que la torture ne soit plus expressément interdite par la Constitution du Nicaragua ; 3. Se déclare préoccupé par le rétrécissement continu de l’espace civique et démocratique et par la répression de la dissidence au Nicaragua, notamment par les actes d’intimidation, de harcèlement et de surveillance illégale ou arbitraire auxquels sont soumis les journalistes et les autres professionnels des médias, les défenseurs des droits de l’homme, en particulier les femmes, les personnes autochtones ou d’ascendance africaine qui œuvrent à la protection de ces droits, les défenseurs des droits environnementaux, les chefs communautaires et religieux, les paysans et les membres du mouvement paysan, les universitaires et les étudiants, les artistes et les professionnels de la culture, les victimes de violations des droits de l’homme et d’atteintes à ces droits et les membres de leur famille, ainsi que les personnes qui expriment des opinions critiques à l’égard des autorités nicaraguayennes, et exhorte le Gouvernement à condamner publiquement toute agression et tout acte d’intimidation, de harcèlement ou de violence sexuelle et fondée sur le genre, à veiller à ce que les responsables aient à répondre de leurs actes, et à faire en sorte que les groupes de personnes susmentionnés puissent exercer leurs activités, en ligne comme hors ligne, librement et en toute sécurité dans un environnement favorable et sans craindre de persécution ou de représailles ; 4. Se déclare profondément préoccupé par l’augmentation considérable du nombre d’organisations de la société civile, d’organisations religieuses, d’universités et de médias indépendants, notamment celles et ceux qui travaillent avec les peuples autochtones, les personnes d’ascendance africaine, les femmes, les enfants, les adolescents et d’autres groupes vulnérables, dont l’enregistrement officiel a été arbitrairement révoqué et qui font l’objet de contraintes administratives et financières injustifiées, ainsi que par les effets que cette situation a sur la surveillance indépendante du respect des droits de l’homme et la jouissance de ces droits, en ligne et hors ligne, en particulier les droits à la liberté d’opinion, d’expression, d’association et de réunion pacifique, et le droit à la vie privée et à l’éducation garantis par les articles 12, 19, 20 et 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, les articles 17, 19 et 21 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et l’article 13 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, et exhorte le Gouvernement nicaraguayen à enregistrer à nouveau les organisations de la société civile et les organisations religieuses, les universités et les médias indépendants dont l’enregistrement a été annulé depuis 2018, à rétablir l’indépendance et la liberté académique des universités privées qui ont été placées sous le contrôle des autorités et celles des universités publiques qui ont été privées de leur autonomie, à restituer les actifs arbitrairement saisis, y compris les biens confisqués, et à leur permettre de poursuivre leurs activités sans subir quelque type d’intimidation, de menace ou de représailles que ce soit ; 5. Exhorte le Nicaragua à promouvoir, à protéger et à respecter l’ensemble des droits de l’homme et à en garantir la jouissance par tous, et à prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir les violations de ces droits et les atteintes à ces droits, y mettre un terme, enquêter sur elles et traduire les responsables en justice ; 6. Exhorte le Gouvernement nicaraguayen à autoriser les manifestations publiques et pacifiques et à en faciliter la tenue, et à abroger ou modifier toute loi qui peut restreindre indûment les droits de l’homme, notamment les droits à la liberté d’opinion et d’expression, y compris la liberté de rechercher, recevoir et répandre des informations, la liberté de réunion pacifique et d’association, le droit de prendre part à la conduite des affaires publiques, le droit à une nationalité et le droit à la vie privée tels qu’ils sont reconnus par le droit international, et qui est susceptible d’empêcher les victimes de violations des droits de l’homme de jouir de leur droit à un recours utile, de prolonger la durée pendant laquelle une 6 GE.25-06133

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