Assurer la viabilité des pêches, notamment grâce à l’Accord de 1995 aux fins de l’application des dispositions de la
Convention des Nations Unies sur le droit de la mer du 10 décembre 1982 relatives à la conservation et à la gestion
des stocks de poissons dont les déplacements s’effectuent tant à l’intérieur qu’au-delà de zones économiques
exclusives (stocks chevauchants) et des stocks de poissons grands migrateurs et à des instruments connexes
A/RES/67/79
Notant également que l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et
l’agriculture, l’Organisation internationale du Travail et l’Organisation maritime
internationale ont arrêté de nouvelles directives destinées à aider les autorités
compétentes à appliquer les instruments facultatifs pour la conception, la
construction et l’équipement des navires de pêche et de nouvelles normes de
sécurité applicables aux navires de pêche de faibles dimensions 6,
Considérant qu’il est urgent de prendre des mesures à tous les niveaux pour
assurer une utilisation et une gestion viables à long terme des ressources
halieutiques en appliquant largement le principe de précaution et les approches
écosystémiques,
Préoccupée par les retombées négatives qu’ont et que pourraient avoir à l’avenir
les changements climatiques sur la sécurité alimentaire et la viabilité des pêches, et
prenant note à cet égard des travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur
l’évolution du climat, de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et
l’agriculture et du Programme des Nations Unies pour l’environnement,
Réaffirmant qu’elle tient à ce que les mesures de conservation et de gestion
prises par les organismes et arrangements régionaux de gestion des pêches reposent
sur les meilleures informations scientifiques disponibles,
Déplorant que les stocks de poissons, y compris les stocks chevauchants et les
stocks de poissons grands migrateurs, soient, dans bien des régions du monde,
surexploités ou soumis à une pêche intensive et mal réglementée, conséquence entre
autres de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, du manque de contrôle
et de sanctions par les États du pavillon, notamment de dispositifs d’observation, de
contrôle et de surveillance, de l’inadéquation des réglementations, de l’effet pernicieux des subventions à la pêche et des surcapacités de pêche, ainsi que de
l’insuffisance des contrôles relevant des États du port, comme souligné dans le
rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture
intitulé La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture 2012,
Souhaitant que les négociations en cours à l’Organisation mondiale du
commerce en vue de renforcer les disciplines concernant les subventions à la pêche,
notamment en interdisant certaines formes de subventions qui contribuent à la
surcapacité et à la surexploitation, s’accélèrent pour pouvoir aboutir,
Constatant avec préoccupation que seuls quelques États ont pris des mesures
pour mettre en œuvre, individuellement et par l’intermédiaire des organismes et des
arrangements régionaux de gestion des pêches, le Plan d’action international pour la
gestion de la capacité de pêche adopté par l’Organisation des Nations Unies pour
l’alimentation et l’agriculture,
Rappelant le Plan d’action international visant à prévenir, à contrecarrer et à
éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée adopté par l’Organisation
des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture,
Notant avec une inquiétude particulière que la pêche illicite, non déclarée et
non réglementée fait peser une grave menace sur les stocks de poissons et sur les
habitats et les écosystèmes marins et, de ce fait, porte préjudice à la viabilité des
pêches, à la sécurité alimentaire et à l’économie de nombreux États, notamment
ceux en développement,
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Organisation maritime internationale, document MSC 89/25/Add.1, annexe 16.
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