E/CN.6/2024/L.3
notamment les filles, et de fournir une assistance et une protection adaptées dans
l’intérêt supérieur de l’enfant. Elle souligne également qu’il importe de coordonner
les mesures nationales et la coopération internationale pour renforcer les effets
positifs de tous les efforts faits pour lutter contre la traite des personnes.
24. La Commission estime que l’avancement des filles et l’investissement en leur
faveur sont essentiels, notamment pour éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et
dans toutes ses dimensions, y compris l’extrême pauvreté, et que le renforcement de
leurs moyens d’expression et d’action et de leur leadership est crucial si l’on veut
briser le cycle des inégalités de genre, éliminer toutes les formes de discrimination,
de violence et de pauvreté, et promouvoir et protéger la jouissance pleine et effective
de leurs droits humains et de leurs libertés fondamentales. Elle estime également que
l’avancement des filles nécessite qu’elles participent activement aux processus de
prise de décisions et soient des agentes du changement dans leur propre vie et dans
leur communauté.
25. La Commission souligne qu’il est urgent d’éliminer les inégalités historiques et
structurelles qui subsistent, notamment les inégalités économiques, le racisme, la
discrimination raciale, et la xénophobie et l’intolérance qui y est associée, et constate
que le nombre de cas de discrimination, d’intolérance et de violence visant les
membres de nombreuses communautés religieuses et autres dans diverses régions du
monde augmente, quels qu’en soient les auteurs, notamment les cas motivés par
l’islamophobie, l’antisémitisme ou la christianophobie et les préjugés contre les
personnes de religion ou de conviction différente, ainsi que le nombre de cas de
discrimination fondée sur la stigmatisation, les stéréotypes de genre, les lois et
politiques discriminatoires et les normes sociales négatives, les rapports de force
déséquilibrés, la répartition inégale des soins et des travaux domestiques non
rémunérés entre les femmes et les hommes et au sein du ménage, et toutes les formes
de violence, notamment la violence sexuelle et fondée sur le genre. Elle estime en
outre que ces privations font partie des causes profondes de la féminisation de la
pauvreté.
26. La Commission constate que, malgré les progrès accomplis en matière d’accès
à une éducation de qualité, les filles demeurent généralement plus nombreuses que
les garçons à être tenues à l’écart du système éducatif. Elle constate également que
parmi les obstacles particuliers qui empêchent les filles d’exercer dans des conditions
d’égalité leur droit à l’éducation figurent notamment la féminisation de la pauvreté,
le travail des enfants assumé par les filles, les mariages d’enfants et les mariages
précoces ou forcés, les mutilations génitales féminines, les grossesses précoces et
répétées, toutes les formes de violence, notamment la violence fondée sur le genre, la
violence sexuelle, les brutalités et le harcèlement sur le chemin de l’école et dans les
établissements scolaires ainsi que dans leur environnement informatisé, le manque
d’installations sanitaires sûres et adaptées, y compris pour la gestion de l’hygiène
menstruelle à un prix abordable, la part disproportionnée des soins et des travaux
domestiques non rémunérés qu’elles assument, et les stéréotypes fondés sur le genre
et les normes sociales défavorables qui conduisent les familles et les collectivités à
accorder moins d’importance à l’éducation des filles qu’à celle des garçons et peuvent
influer sur la décision des parents de permettre à leurs filles d’aller à l’école.
27. La Commission réaffirme que l’engagement pris de continuer d’accroître les
investissements dans une éducation de qualité inclusive, équitable et abordable et
dans des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie, notamment
l’enseignement préprimaire, les programmes ou initiatives d’alphabétisation des
jeunes et des adultes, l’éducation numérique, l’éducation culturelle, l’éducation au
développement durable, les technologies numériques au service de l’éducation, le
renforcement des compétences, l’enseignement supérieur et la formation
24-05678
7/32