E/CN.6/2024/L.3
notamment en ce qui concerne la lutte contre la pauvreté, le renforcement des
institutions et un financement tenant compte des questions de genre ;
b)
Envisager, à titre hautement prioritaire, de ratifier la Convention sur
l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, la
Convention relative aux droits de l’enfant, la Convention relative aux droits des
personnes handicapées et leurs protocoles facultatifs, ou d’y adhérer, de limiter la
portée de leurs réserves éventuelles, de formuler leurs réserves de manière aussi
précise et circonscrite que possible, de sorte qu’aucune d’elles ne soit incompatible
avec l’objet et le but des conventions, de les examiner régulièrement en vue de leur
retrait et de retirer celles qui sont contraires à l’objet et au but d’une convention, et
d’appliquer intégralement les conventions, notamment en adoptant des lois et des
politiques nationales efficaces ;
c)
Considérer qu’il est important de ratifier et, pour ceux qui les ont déjà
ratifiées, d’appliquer les conventions fondamentales de l’Organisation internationale
du Travail et noter l’importance des autres normes internationales du travail
pertinentes ;
d)
Respecter les engagements et obligations existants en matière de
financement pour parvenir à l’égalité des genres et à l’avancement de toutes les
femmes et filles, ainsi qu’à la protection et à la pleine réalisation de leurs droits
humains, notamment par la mise en œuvre du Consensus de Monterrey 23 , de la
Déclaration de Doha sur le financement du développement 24, du Programme d’action
d’Addis-Abeba et de ses processus de suivi, y compris par l’intégration des questions
de genre, notamment par des actions et des investissements ciblés dans la formulation
et la mise en œuvre de l’ensemble des politiques financières, économiques,
environnementales et sociales ; par l’adoption et le renforcement de politiques saines,
d’une législation applicable et d’actions transformatrices permettant la réalisation de
l’égalité des genres et de l’avancement des femmes et des filles à tous les niveaux ;
en assurant la participation pleine, égale et véritable des femmes à la prise de
décisions et au leadership dans l’économie ; en éliminant la violence et la
discrimination sous toutes leurs formes, y compris la violence fondée sur le genre ;
en liant les politiques de développement économique, social et environnemental afin
de garantir que toutes les personnes, en particulier toutes les femmes et les filles
vivant dans la pauvreté, bénéficient d’une croissance économique soutenue, inclusive
et équitable et d’un développement durable ;
e)
Prendre des mesures pour éliminer la pauvreté sous toutes ses f ormes et
dans toutes ses dimensions, y compris l’extrême pauvreté et la féminisation de la
pauvreté, qui sont des obstacles majeurs à l’avancement économique des femmes et
au développement durable, et pour garantir l’accès des enfants, y compris des filles ,
vivant dans la pauvreté aux services de santé et à l’éducation afin de briser le cycle
de la pauvreté intergénérationnelle, en mettant en œuvre des stratégies globales et
participatives d’élimination de la pauvreté qui s’attaquent aux problèmes sociaux,
structurels et macroéconomiques afin de garantir un niveau de vie adéquat à toutes
les femmes et à toutes les filles, notamment par le biais de systèmes de protection
sociale, de l’accès aux services publics et d’une infrastructure durable ;
f)
Créer et maintenir des partenariats efficaces pour soutenir les pays en
développement dans les efforts qu’ils déploient pour éliminer la pauvreté sous toutes
ses formes et dans toutes ses dimensions, y compris l’extrême pauvreté, et pour
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24-05678
Rapport de la Conférence internationale sur le financement du développement, Monterrey
(Mexique), 18-22 mars 2002 (publication des Nations Unies, numéro de vente : F.02.II.A.7),
chap. I, résolution l, annexe.
Résolutions 63/239 de l’Assemblée générale, annexe.
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