E/CN.6/2024/L.3 sociaux accessibles, abordables et de qualité, y compris les services de soins, la garde d’enfants et les congés de maternité, de paternité ou parental rémunérés. 31. La Commission constate que les femmes et les filles, y compris les adolescentes, font face tout au long de leur vie à des formes de pauvreté multidimensionnelles et n’ont souvent qu’un accès limité à des infrastructures essentielles telles que l’eau, l’assainissement et l’électricité, ce qui limite notamment le temps qu’elles peuvent consacrer à d’autres activités, telles que l’éducation et les loisirs, ou la possibilité, pour les femmes, de gagner leur vie. Elle estime que les femmes sont plus susceptibles que les hommes de connaître une interruption de carrière, d’occuper un emploi à temps partiel, d’avoir des revenus inférieurs, d’être cantonnées dans le secteur informel et de consacrer davantage de temps aux soins et aux travaux domestiques non rémunérés, ce qui limite leur capacité de décider de la façon dont elles utilisent leur temps et fait qu’elles ont moins d’actifs, d’épargne ou de prestations de protection sociale, telles qu’une pension de retraite, une assurance maladie ou des congés de maladie rémunérés. 32. La Commission souligne que les États Membres, auxquels il appartient au premier chef de veiller à l’intégration et à l’inclusion sociales, devraient renforcer les systèmes de soins et de soutien, y compris l’économie des services à la personne, de façon à ce que tous les membres de la population bénéficient des services sociaux de base, des soins et de l’appui dont ils ont besoin, selon les principes d’égalité et de non-discrimination, notamment par des mesures d’élimination de la pauvreté, des politiques du travail, des services publics et des programmes de protection sociale tenant compte des questions de genre, en s’attachant à promouvoir les droits et le bien-être de toutes les femmes et de toutes les filles et la participation active de tous les membres de la société, ainsi que la responsabilité collective des États, des collectivités, des familles et du secteur privé. 33. La Commission note que l’accès universel à la protection sociale joue un rôle central dans la réduction des inégalités, l’accélération de la réalisation de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes et des filles et l’élimination de la pauvreté sous toutes ses formes et dans toutes ses dimensions, notamment l’extrême pauvreté. Elle note également que pour faire progresser l’égalité des genr es et assurer l’avancement des femmes, les politiques de protection sociale doivent tenir compte des questions de genre, notamment du principe selon lequel toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé et son bien-être ainsi que ceux de sa famille, notamment pour ce qui concerne l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux, les services sociaux nécessaires et l’éducation, et que la maternité, la parentalité et l’enfance ont droit à une aide et à une assistance s péciales. Elle note en outre que les systèmes de protection sociale peuvent apporter une contribution essentielle à la réalisation des droits humains de toutes les femmes et de toutes les filles, notamment celles qui vivent dans la pauvreté, en particulier celles qui sont vulnérables ou qui font l’objet de discriminations. 34. La Commission réaffirme qu’il importe d’améliorer les services publics et les infrastructures et technologies durables, y compris dans les zones rurales, reculées ou maritimes, notamment dans les domaines des transports, de l’accès à l’eau potable et de l’assainissement, afin de renforcer la sécurité de toutes les femmes et de toutes les filles. Elle reconnaît l’importance de systèmes de transport terrestre et par voie d’eau qui soient sûrs, abordables, accessibles, durables et adaptés aux enfants et aux personnes handicapés, et qui répondent aux besoins de toutes les femmes et de toutes les filles, en particulier celles qui vivent dans la pauvreté. 35. La Commission souligne que les efforts visant à réduire les fractures numériques au sein des pays et entre eux, notamment la fracture numérique entre les genres, doivent être élargis et s’appuyer sur le principe de l’équité numérique et de l’accès à 24-05678 9/32

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