A/RES/62/126 33. Les gouvernements devraient favoriser les initiatives visant à abaisser le prix des médicaments antirétroviraux, particulièrement des médicaments de deuxième intention, mis à la disposition des jeunes, y compris celles librement consenties par des groupes d’États Membres et reposant sur des mécanismes de financement novateurs, propices à la mobilisation de moyens en faveur du développement social, notamment celles visant à élargir, de façon durable et prévisible, l’accès aux médicaments à des prix abordables dans les pays en développement. 34. Sachant que l’infection à VIH/sida touchent de plus en plus les jeunes, tant dans les pays développés que dans les pays en développement, tout devrait être fait pour que les jeunes aient accès à des informations exactes, à l’éducation, y compris l’éducation par les pairs et l’éducation concernant le VIH axée sur les jeunes, et aux services nécessaires pour acquérir les aptitudes requises pour réduire leur vulnérabilité à l’infection à VIH, en pleine collaboration avec les jeunes, les parents, les familles, les éducateurs et les prestataires de soins de santé. 35. Les gouvernements devraient associer les jeunes, y compris ceux qui sont séropositifs ou atteints du sida, notamment par l’intermédiaire des organisations qui les représentent et, selon qu’il convient, avec le soutien de leur famille, à la prise de décisions, à la planification, à l’application et à l’évaluation des programmes de prévention du VIH/sida et de soins. 36. Les gouvernements devraient veiller à ce que les programmes de prévention prévoient des services de conseil destinés aux jeunes séropositifs afin de s’assurer qu’ils prennent les précautions voulues pour éviter que l’infection à VIH ne se propage et pour les aider à surmonter les problèmes qui se posent aux personnes vivant avec le VIH/sida. Faire en sorte que les programmes d’éducation pour tous concernant le VIH/sida tiennent compte des inégalités entre les sexes 37. La traite des femmes et des filles aux fins de la prostitution et de l’esclavage sexuel aggrave la vulnérabilité des jeunes femmes face à l’infection à VIH/sida ; elle est liée à la généralisation de la pauvreté parmi les femmes, au tourisme sexuel, au travail dans des ateliers clandestins et à d’autres effets préjudiciables de la mondialisation. Les gouvernements devraient formuler, faire respecter et consolider des mesures axées sur les jeunes qui permettent de lutter efficacement contre toutes les formes de traite des femmes et des filles, y compris aux fins d’exploitation sexuelle et économique, d’éliminer ce fléau et d’en traduire en justice les auteurs, dans le cadre d’une stratégie globale de lutte contre la traite qui s’inscrirait dans le cadre de l’action menée pour éliminer toute forme de violence à l’encontre des femmes et des filles. 38. Les gouvernements devraient inclure dans les programmes scolaires et dans les programmes de formation extrascolaire des informations adéquates concernant l’effet des comportements à haut risque sur la transmission de l’infection à VIH, notamment par l’injection de drogues par voie intraveineuse. 39. Les gouvernements devraient faire en sorte que les programmes visant à renseigner les jeunes sur le VIH/sida et à en prévenir la propagation tiennent particulièrement compte des inégalités entre les sexes et du fait que les filles et les jeunes femmes sont beaucoup plus vulnérables que les autres. 13

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