A/HRC/RES/35/13
7.
Réaffirme le Programme d’action d’Addis-Abeba de la troisième Conférence
internationale sur le financement du développement 2 , qui fait partie intégrante du
Programme de développement durable à l’horizon 2030 et où il est reconnu que
l’investissement en faveur des personnes âgées joue un rôle primordial dans la réalisation
d’un développement ouvert à tous, équitable et durable pour les générations présentes et
futures, ainsi que de promouvoir et de protéger les droits de l’homme et de faire en sorte
que nul ne soit laissé pour compte ;
8.
Reconnaît les effets positifs que les politiques et les mesures visant à soutenir
les familles et à les protéger de la pauvreté, de l’exclusion, de la violence et de la séparation
involontaire peuvent avoir sur la protection et la promotion des droits de l’homme de leurs
membres, notamment des personnes âgées, et sur la réalisation de l’égalité entre femmes et
hommes et entre filles et garçons, sur l’autonomisation des femmes et des filles et sur
l’amélioration de la protection contre la violence, la maltraitance, l’exploitation sexuelle,
les pires formes de travail des enfants et les pratiques néfastes, en ayant à l’esprit que les
violations des droits de l’homme et des libertés fondamentales des membres de la famille et
les atteintes à ces droits et libertés portent préjudice aux familles et nuisent aux efforts
visant à les protéger ;
9.
Reconnaît également que le délaissement des personnes âgées, ainsi que la
maltraitance et la violence à leur égard prennent de nombreuses formes − physique,
psychologique, affective, financière − et qu’ils touchent tous les milieux sociaux,
économiques et ethniques et toutes les régions, y compris au sein de la famille, et engage
les États, entre autres, à promulguer des lois et à renforcer l’action de la justice pour mettre
fin à la maltraitance des personnes âgées, à informer les professionnels et le grand public
sur la violence et la maltraitance infligées aux personnes âgées, leurs diverses causes et
caractéristiques, de même que sur la protection et le respect des droits fondamentaux et des
besoins des personnes âgées, et à les y sensibiliser ;
10.
Reconnaît en outre que les femmes âgées sont plus exposées que les autres au
risque d’être victimes de maltraitance physique et psychologique, en raison des attitudes
discriminatoires de la société et de la non-réalisation de leurs droits fondamentaux, et que
certaines pratiques traditionnelles et coutumières préjudiciables débouchent sur des
mauvais traitements et des violences, souvent exacerbés par la pauvreté et par le manque
d’accès à la protection juridique ;
11.
Souligne que l’égalité entre femmes et hommes et l’égale participation des
femmes à l’emploi, à la vie publique et à la prise de décisions, ainsi que le partage des
responsabilités parentales et des travaux ménagers, sont des éléments essentiels des
politiques relatives à la famille ;
12.
Estime que la famille, lorsque le respect des droits de chacun de ses membres
est garanti, constitue une force puissante de cohésion et d’intégration sociales, de solidarité
entre les générations et de développement social, et qu’elle joue un rôle crucial dans la
préservation de l’identité culturelle, des traditions, de la morale, du patrimoine et du
système de valeurs de la société ;
13.
Est conscient que les familles sont sensibles aux tensions créées par les
changements sociaux et économiques et se déclare vivement préoccupé par la détérioration
de la situation de nombreuses familles du fait des crises économique et financière, de la
précarité de l’emploi, de l’emploi temporaire et de l’absence de revenu régulier ;
14.
Constate que la cellule familiale est confrontée à des facteurs de vulnérabilité
et à des pressions d’une acuité croissante, et note, entre autres, que les foyers
monoparentaux, les foyers ayant à leur tête un enfant, les familles comptant une ou
plusieurs personnes handicapées et les foyers rassemblant plusieurs générations sont
particulièrement exposés à la pauvreté et à l’exclusion sociale, et est résolu à leur porter une
attention particulière, tout en gardant à l’esprit que dans le monde une grande partie des
ménages sont dirigés par des femmes, que de nombreux autres ménages dépendent du
revenu d’une femme, et que les ménages dont une femme assure la subsistance figurent très
souvent parmi les plus pauvres en raison de la discrimination en matière de salaire ;
2
GE.17-11306
Annexe de la résolution 69/313 de l’Assemblée générale.
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