A/HRC/RES/45/19
9.
Prie instamment le Gouvernement burundais d’instaurer un environnement
politique, juridique et administratif dans lequel les libertés fondamentales peuvent
s’épanouir, qui soit propice à une société civile libre et opérationnelle et dans lequel la
liberté et la sécurité des opérations et l’accès au financement sont assurés, y compris par
des sources étrangères ;
10.
Prie également instamment le Gouvernement burundais de libérer tous les
défenseurs des droits de l’homme, les journalistes et les prisonniers de conscience qui ont
été arbitrairement arrêtés, détenus ou arrêtés uniquement pour avoir exercé pacifiquement
leurs droits de l’homme, et l’encourage à envisager de les libérer pour des raisons
humanitaires, notamment dans le cadre de sa riposte à la crise sanitaire liée à la maladie à
coronavirus (COVID-19) ;
11.
Prie en outre instamment le Gouvernement burundais de promouvoir et de
protéger le droit à la liberté d’opinion et d’expression ainsi que la liberté, le pluralisme et
l’indépendance des médias et de favoriser un environnement sûr pour tous les journalistes
et autres professionnels des médias, afin qu’ils puissent mener à bien leur travail en toute
indépendance, sans intimidation ni ingérence indue et sans crainte de violence ou de
persécution ;
12.
Engage le Gouvernement burundais à prendre les mesures nécessaires pour
que la Commission nationale indépendante des droits de l’homme respecte pleinement les
Principes concernant le statut des institutions nationales pour la promotion et la protection
des droits de l’homme (les Principes de Paris) et à donner à celle-ci tous les moyens
nécessaires pour s’acquitter de son mandat de promotion et de protection des droits de
l’homme ;
13.
Engage également le Gouvernement burundais à appliquer les
recommandations formulées par le Secrétaire général dans le récent rapport sur la situation
au Burundi qu’il a soumis au Conseil de sécurité4 ;
14.
Engage en outre le Gouvernement burundais à appliquer les
recommandations formulées par la Commission d’enquête sur le Burundi dans ses rapports
et à progresser sur la voie des premiers signes de changement positif qui sont apparus
depuis la constitution du nouveau Gouvernement ;
15.
Engage le Gouvernement burundais à appliquer les recommandations qu’il a
acceptées dans le cadre de l’Examen périodique universel, le dernier examen ayant eu lieu
le 18 janvier 2018 ;
16.
Engage également le Gouvernement burundais à coopérer pleinement avec la
Cour pénale internationale en ce qui concerne les enquêtes sur les crimes relevant de la
compétence de la Cour qui auraient été commis au Burundi ou par des ressortissants
burundais en dehors du Burundi entre le 26 avril 2015 et le 26 octobre 2017, alors que le
Burundi était un État partie au Statut de Rome de la Cour pénale internationale, et
l’encourage à revenir sur sa décision de se retirer du Statut de Rome ;
17.
Prie instamment le Gouvernement burundais de coopérer pleinement avec les
organes conventionnels, d’autoriser les titulaires de mandat au titre des procédures
spéciales à effectuer des visites dans le pays, de nouer un dialogue constructif avec le
bureau régional pour l’Afrique centrale du Haut-Commissariat, de rouvrir sans condition et
sans délai l’Office du Haut-Commissaire aux droits de l’homme au Burundi et de finaliser
l’accord sur le statut de la mission avec le Bureau de l’Envoyé spécial du Secrétaire général
pour le Burundi ;
18.
Engage le Gouvernement burundais à s’abstenir de tout acte d’intimidation
ou de représailles contre des défenseurs des droits de l’homme, y compris ceux qui
coopèrent avec les mécanismes internationaux de protection des droits de l’homme et avec
lui-même ;
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S/2019/837.
GE.20-13336