A/RES/79/178
Droits humains et extrême pauvreté
Réaffirmant que la démocratie, le développement et la jouissance effective et
sans restrictions des droits humains et des libertés fondamentales sont
interdépendants, se renforcent mutuellement et contribuent à l’élimination de
l’extrême pauvreté,
1.
Réaffirme que l’extrême pauvreté, les inégalités marquées et l’exclusion
portent atteinte à la dignité humaine et que des mesures doivent donc être prises
d’urgence, aux niveaux national et international, pour y mettre fin ;
2.
Réaffirme également qu’il est indispensable que les États favorisent la
participation des plus démunis à la prise de décisions au sein de la société dans
laquelle ils vivent, à la promotion des droits humains et à la lutte contre l’extrême
pauvreté et l’exclusion, comme il est indispensable que les personnes qui vivent dans
la pauvreté, sont touchées par la pauvreté ou se trouvent dans des situations de
vulnérabilité se voient donner les moyens de s’organiser et de prendre part à la vie
politique, économique, sociale, culturelle et civique sous tous ses aspects, en
particulier à la planification et à la mise en œuvre des politiques qui les concernent,
pour pouvoir ainsi devenir de véritables partenaires de développement ;
3.
Souligne que l’extrême pauvreté est un problème fondamental auquel
doivent s’attaquer les gouvernements, le système des Nations Unies et les institutions
financières internationales, le secteur privé, y compris les entreprises, ainsi que la
société civile et les organisations communautaires à vocation sociale, et réaffirme à
ce propos que la volonté politique est le préalable de l’élimination de la pauvreté ;
4.
Souligne également que toutes les entreprises, qu’il s’agisse de sociétés
transnationales ou autres, ont pour responsabilité de respecter tous les droits humains,
et considère qu’une réglementation adaptée, y compris par la voie de la législation
nationale, des sociétés transnationales et autres entreprises, ainsi que le
fonctionnement responsable de ces sociétés et entreprises peuvent contribuer à la
promotion, à la protection et à l’exercice des droits humains, ainsi qu’à leur respect,
et aider à mettre les retombées bénéfiques des entreprises au service de la jouissance
des droits humains et des libertés fondamentales ;
5.
Souligne en outre que les activités de développement de l’Organisation des
Nations Unies doivent donner l’importance et la priorité voulues à l’élimination de la
pauvreté et qu’il est essentiel de s’attaquer aux causes de la pauvreté et aux problèmes
systémiques qui y sont associés en adoptant des stratégies intégrées, coordonnées et
cohérentes aux niveaux national, intergouvernemental et interinstitutionnel,
conformément aux textes issus des grandes conférences et réunions au sommet
organisées par les Nations Unies dans les domaines économique et social et les
domaines connexes ;
6.
Réaffirme que l’existence de situations d’extrême pauvreté généralisée fait
obstacle à la jouissance effective et sans restrictions des droits humains, fragilise la
démocratie et la participation populaire et peut également empêcher en particulier les
femmes et les filles et les personnes en situation de handicap de participer pleinement
et effectivement à la vie politique et publique ;
7.
Considère qu’il faut respecter les droits humains et les libertés
fondamentales et en assurer la réalisation en vue de répondre aux besoins sociaux les
plus pressants des personnes qui vivent dans la pauvreté, notamment en concevant et
en mettant sur pied des mécanismes propres à renforcer et à consolider les institutions
et la gouvernance démocratiques ;
8.
Réitère les engagements pris dans le Programme de développement
durable à l’horizon 2030 21, en particulier de ne laisser personne de côté, d’aider les
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Résolution 70/1.
24-24219