A/RES/79/158
Mariages d’enfants, mariages précoces et mariages forcés
distance et de services de garde d’enfants, selon les besoins, ainsi que de
s’autonomiser, de s’exprimer, de participer concrètement à la prise de toutes les
décisions qui les concernent et de contribuer au changement dans leur communauté ;
10. Invite les États à promouvoir la sensibilisation aux conséquences néfastes
qu’ont les mariages d’enfants, les mariages précoces et les mariages forcés sur les
personnes et la société dans son ensemble et aux avantages qu’apporte l’élimination
de ces pratiques néfastes, y compris dans le cadre d’un dialogue ouvert avec toutes
les parties concernées, notamment les filles et les garçons, les femmes et les hommes,
les dignitaires religieux, les chefs traditionnels, les responsables locaux, les parents,
les tuteurs légaux et les autres membres des familles, à s’employer avec les
populations locales à combattre les normes sociales préjudiciables et les stéréotypes
de genre qui légitiment les mariages d’enfants, les mariages précoces et les mariages
forcés, à donner aux parents et aux populations les moyens de renoncer à ces
pratiques, et à donner à toutes les femmes et les filles les moyens de prendre des
décisions éclairées quant à leur vie ;
11. Est consciente que l’enfant, pour l’épanouissement harmonieux de sa
personnalité, doit grandir dans le milieu familial, dans un climat de bonheur, d’amour
et de compréhension, et que la responsabilité d’élever l’enfant et d’assurer son
développement incombe au premier chef aux parents ou, le cas échéant, à ses tuteurs
légaux, sachant qu’il convient de donner à ceux-ci les moyens de prévenir et
d’éliminer les mariages d’enfants, les mariages précoces et les mariages forcés, et
réaffirmant que l’intérêt supérieur de l’enfant doit primer sur les autres
considérations ;
12. Exhorte les gouvernements, alors qu’ils combattent les mariages
d’enfants, les mariages précoces et les mariages forcés, à s’attaquer à la pauvreté des
familles et à l’exclusion sociale en investissant dans des politiques favorables à la
famille et axées sur la famille qui tiennent compte des aspects multidimensionnels de
la pauvreté et qui visent à parvenir à l’égalité des genres et à l’autonomisation de
toutes les femmes et de toutes les filles, notamment en élargissant la couverture des
régimes de protection sociale grâce, entre autre, à la mise en place, à l’intention de
toutes les filles, de systèmes et mesures de protection sociale adaptés au contexte
national, l’accent étant mis sur l’enseignement préscolaire, primaire et secondaire et
sur la formation professionnelle, ainsi que sur la santé, la sécurité sociale, les moyens
de subsistance et la cohésion sociale, en accordant une attention particulière à
l’adoption de mesures de protection sociale adaptées à l’âge et faisant place aux
femmes, à l’octroi d’allocations familiales aux parents et de conseils destinés à
renforcer leurs connaissances et compétences en parentalité positive et au versement
de prestations de retraite aux personnes âgées, ainsi qu’en assurant aide, protection et
autonomisation aux enfants, y compris les filles, qui vivent dans des ménages dirigés
par un enfant ;
13. Exhorte également les gouvernements, agissant en collaboration avec les
parties prenantes, à lutter contre la pauvreté, notamment contre la féminisation de la
pauvreté, le manque de débouchés économiques pour les femmes tout au long de leur
vie et les autres incitations économiques structurelles qui contribuent à la pratique
des mariages d’enfants, des mariages précoces et des mariages forcés, notamment en
veillant à ce que le droit de toutes les femmes et de toutes les filles à l’héritage et à
la propriété soit respecté, sans discrimination aucune, y compris eu égard à leur
situation matrimoniale, et à ce qu’elles aient accès au même titre que les hommes et
les garçons à la protection sociale, aux services de garde d’enfants et aux services
financiers directs, à promouvoir le droit des filles de recevoir une éducation et de
poursuivre leurs études, notamment en restant à l’école pendant leur grossesse et en
y retournant après leur accouchement, à développer les possibilités de subsistance
grâce à un accès à une éducation équitable, inclusive et de qualité, notamment à la
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