Mariages d’enfants, mariages précoces et mariages forcés
A/RES/79/158
l’autonomisation et à la subsistance, à la sensibilisation des communautés, au
regroupement familial, à l’accès à la justice et aux échanges de pratiques optimales
entre pays ;
4.
Demande également aux États de concevoir et de mettre en œuvre des
mesures à tous niveaux pour mettre fin aux mariages d’enfants, aux mariages précoces
et aux mariages forcés, y compris des plans d’action nationaux et infranationaux s’il
y a lieu, et de mobiliser des ressources suffisantes, notamment financières, dans tous
les secteurs pertinents, y compris la santé, la nutrition, l’assainissement,
l’hébergement, la protection, la gouvernance et l’enseignement ;
5.
Exhorte les États à adopter, à appliquer et à faire respecter des lois et des
politiques visant à prévenir, à combattre et à abolir les mariages d’enfants, les
mariages précoces et les mariages forcés, notamment en permettant aux femmes de
sortir du mariage sans contraintes financières ou administratives excessives, en
protégeant celles et ceux qui sont exposés à ces pratiques et en pourvoyant aux
besoins des victimes de ces pratiques, ainsi qu’à assurer la cohérence de ces lois et
politiques au niveau local, afin de veiller à ce que les mariages ne puissent être
contractés qu’avec le consentement libre, plein et éclairé des futurs époux, et exhorte
en outre les États à considérer les mariages d’enfants, les mariages précoces et les
mariages forcés comme une violation des droits humains ou une atteinte à ces droits ;
6.
Demande aux États d’adopter des lois régissant l’âge minimum du
mariage, de les faire respecter, de les maintenir en vigueur et d’en surveiller
l’application, de modifier progressivement les lois de façon à porter à 18 ans l’âge
minimum du mariage et l’âge de la majorité et de demander à toutes les autorités
compétentes de faire connaître ces lois et de les appliquer pleinement ;
7.
Exhorte les États à abroger ou modifier les lois et à supprimer toutes les
dispositions qui permettent aux auteurs de viol, d’exploitation et d’atteintes sexuelles
ou d’enlèvement d’échapper aux poursuites et aux sanctions en épousant leur victime,
et qui permettent, justifient ou entraînent les mariages d’enfants, les mariages
précoces et les mariages forcés, et à engager les chefs traditionnels et religieux, entre
autres, à éliminer les pratiques traditionnelles ou les lois qui résolvent les cas de
violence sexuelle par le mariage ;
8.
Demande aux États de redoubler d’efforts pour faire en sorte que les
naissances et les mariages soient enregistrés rapidement, particulièrement dans les
zones rurales ou reculées, notamment en répertoriant et levant tous les obstacles
matériels, administratifs, procéduraux et autres qui entravent l’accès à la procédure
et en créant, le cas échéant, des mécanismes d’enregistrement des mariages
coutumiers et religieux, ainsi qu’en veillant à ce que l’enregistrement des naissances
et des mariages continue pendant les situations d’urgence ou reprenne aussi
rapidement que possible s’il a été interrompu ;
9.
Demande également aux États de promouvoir la participation pleine et
concrète et la consultation active des enfants et des adolescents, y compris ceux qui
sont les plus difficiles à atteindre et les filles déjà mariées, les filles divorcées,
séparées ou devenues veuves à la suite d’un mariage d’enfants, d’un mariage précoce
ou d’un mariage forcé, les filles qui sont enceintes ou mères, lorsque sont examinées
des questions qui les intéressent, et de sensibiliser l’opinion à leurs droits, y compris
aux effets néfastes de la pratique des mariages d’enfants, des mariages précoces et
des mariages forcés, notamment en créant des espaces, des forums et des réseaux de
soutien sûrs, y compris des espaces numériques, qui leur permettent de s’informer,
d’acquérir des compétences pratiques, d’accéder à une éducation équitable, inclusive
et de qualité et d’acquérir des compétences leur permettant de faire entendre leur voix
et d’exercer des responsabilités, notamment de bénéficier de cours de rattrapage et
d’alphabétisation, de possibilités d’apprentissage tout au long de la vie, de cours à
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