Mariages d’enfants, mariages précoces et mariages forcés
A/RES/79/158
demande aux États Membres et aux autres parties prenantes d’adopter les mesures
appropriées pour assurer la formation adéquate des enseignants et autres
professionnels de l’éducation et la disponibilité de supports pédagogiques et de
plateformes d’enseignement à distance et l’accès à ceux-ci, de sorte que
l’apprentissage puisse se poursuivre en cas de situation d’urgence, et pour réduire la
fracture numérique, y compris en levant les obstacles que sont les difficultés d’accès
à Internet, le coût inabordable de la connexion et du matériel, l’illectronisme, le
manque de compétences numériques, l’absence de contenu numérique pertinent au
niveau local, ainsi que les stéréotypes de genre et les normes sociales négatives, afin
d’offrir des modes d’enseignement non formel et à distance, notamment par Internet,
la télévision et la radio, en particulier dans les pays en développement ;
22. Encourage les États à adopter, selon qu’il convient, et à mettre en œuvre
des politiques et des programmes inclusifs visant à promouvoir la formation
technique et professionnelle et le développement des compétences des femmes et des
filles, y compris celles qui risquent d’être victimes ou ont été victimes d’un mariage
d’enfants, d’un mariage précoce ou d’un mariage forcé, et à leur donner des
possibilités d’apprentissage tout au long de la vie, notamment dans le domaine de la
science, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques, et des technologies
de l’information et des communications, ainsi que des possibilités en matière
d’enseignement supérieur, de façon qu’elles puissent acquérir les connaissances, les
attitudes et les compétences dont elles ont besoin pour réaliser leur plein potentiel ;
23. Exhorte les États à s’attaquer aux causes profondes de l’inégalité de genre
et à les éliminer, y compris les stéréotypes de genre et les normes sociales négatives,
les attitudes, comportements et coutumes néfastes, les facteurs socioéconomiques de
la violence et les rapports de force inégaux dans lesquels les femmes et les filles sont
considérées comme subordonnées aux hommes et aux garçons, qui cautionnent ou
perpétuent toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles et
perpétuent les mariages d’enfants, les mariages précoces et les mariages forcés, en
élaborant et en mettant en œuvre, entre autres, de solides interventions globales qui
s’attaquent à l’inégalité de genre et aux normes sociales sous-tendant cette pratique
et des programmes de sensibilisation qui fournissent des informations exactes sur les
effets néfastes de la pratique des mariages d’enfants, des mariages précoces et des
mariages forcés sur les femmes et les filles et sur la société dans son ensemble,
notamment grâce aux médias sociaux, à Internet et aux outils de communication et de
diffusion à l’échelle locale ;
24. Exhorte les gouvernements à promouvoir, à respecter et à protéger le droit
de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible, en élaborant et en
appliquant des politiques et des lois et en renforçant les systèmes de santé, y compris
les systèmes d’information sanitaire, qui garantissent un accès universel à des soins
de santé de qualité, tenant compte du genre et adaptés aux adolescents, à des services,
des informations, une éducation et des produits de santé sexuelle et procr éative, à la
protection sociale, aux services de prévention, de dépistage, de traitement et de suivi
du VIH et du sida, aux services de santé mentale et de soutien psychosocial, à une
prise en charge nutritionnelle et aux services de prévention, de traitement et de su ivi
des fistules obstétricales et des autres complications obstétriques, en offrant une
gamme complète de prestations englobant la planification familiale, l’accès à des
services de santé maternelle de qualité et sans risque visant à réduire les risques
associés aux grossesses et accouchements précoces et fréquents, y compris les soins
prénatals, périnatals et postnatals, la présence d’un personnel qualifié pendant
l’accouchement, les soins obstétriques d’urgence et les soins post-partum, ainsi que
des structures de maternité correctement équipées ;
25. Exhorte également les gouvernements à promouvoir et à protéger les droits
humains de toutes les femmes et de toutes les filles, dont le droit des femmes, et celui
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