Mariages d’enfants, mariages précoces et mariages forcés
A/RES/79/158
chances de pouvoir bénéficier de l’éducation en ligne, du perfectionnement des
compétences et des services en ligne et avoir plus tard des débouchés professionnels,
et que le fait que les femmes et les filles n’aient pas accès aux technologies
numériques, n’en possèdent pas et ne les utilisent pas entrave le développement de
leurs compétences numériques et, par là même, leur capacité d’accéder à
l’information, notamment l’information relative à leurs droits, ce qui renforce
l’inégalité de genre et les expose encore davantage aux mariages d’enfants, aux
mariages précoces et aux mariages forcés,
Constatant que les filles, en particulier les adolescentes, courent souvent de plus
grands risques d’être exposées et de se heurter à diverses formes de discrimination et
de violence, en particulier dans les contextes numériques, notamment l’exploitation,
les atteintes et le cyberharcèlement, ce qui les expose davantage aux mariages
d’enfants, aux mariages précoces et aux mariages forcés, et réaffirmant l’importance
que revêtent l’accès aux technologies et le renforcement de l’habileté et des
compétences numériques pour les filles, ainsi que pour leurs parents ou tuteurs
légaux, les personnes qui s’occupent d’elles, les enseignants et les éducateurs, sans
oublier les enfants qui sont déplacés, réfugiés ou migrants ou se trouvent en situation
de crise humanitaire ainsi que ceux qui sont en situation de handicap et ceux qui
vivent dans des zones rurales ou reculées, ou qui sont issus des ménages les plus
pauvres, en particulier dans les pays en développement,
Constatant avec préoccupation que, malgré les progrès accomplis dans l’accès
à l’éducation, les filles sont encore généralement plus nombreuses que les garçons à
rester exclues de l’enseignement, notamment lors du passage du primaire au
secondaire, et consciente que la fréquentation scolaire des filles peut être entravée par
le fait qu’on attend d’elles qu’elles assument une part disproportionnée des soins et
travaux domestiques non rémunérés et rendue encore plus difficile par les
représentations négatives associées à la menstruation et le manque de moyens
permettant aux filles d’assurer sans risque leur hygiène personnelle à l’école, à savoir
des installations sanitaires sûres, adéquates et faciles d’accès, adaptées à leurs
besoins, ainsi que par la violence et le harcèlement sexuels sur le chemin de l’école
et dans les établissements scolaires,
Considérant que les mariages d’enfants, les mariages précoces et les mariages
forcés accroissent la vulnérabilité face à toutes les formes de violence et continuent
de faire peser une grave menace sur le droit de jouir du meilleur état de santé physique
et mentale possible et sur divers aspects de la santé physique et psychologique des
femmes et des filles, y compris s’agissant de leur santé sexuelle et procréative, en ce
qu’ils accroissent sensiblement le risque de grossesses précoces, fréquentes et non
désirées, de mortalité et de morbidité maternelles et néonatales, de fistule obstétricale
et d’infections sexuellement transmissibles, dont le VIH et le sida, et notant que les
risques de complications maternelles, prénatales et néonatales et d’autres condi tions
dangereuses, notamment la mortalité infantile et maternelle, sont plus élevés chez les
mères adolescentes et leurs enfants,
Considérant également que la fréquence et le risque de mariage d’enfants, de
mariage précoce et de mariage forcé sont nettement renforcés pendant les situations
d’urgence humanitaire, de déplacement forcé, de conflit armé, d’urgence sanitaire
publique ou de catastrophe naturelle, à cause de plusieurs facteurs dont l’insécurité,
l’accroissement des risques de violences sexuelles et fondées sur le genre, les idées
fausses au sujet de la protection qu’apporte le mariage, l’inégalité de genre, le manque
d’accès à un enseignement préscolaire, primaire et secondaire continu équitable,
inclusif et de qualité, la stigmatisation des grossesses hors mariage, l’absence de
services de planification familiale, la désorganisation des relations et des habitudes
sociales, l’augmentation de la pauvreté et l’absence de moyens de subsistance, et qu’il
convient donc d’accorder davantage d’attention à la question et de mettre en place
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