sciences agricoles et alimentaires de l’Université américaine de Beyrouth. Les
participantes et participants ont discuté des obstacles à la sécurité alimentaire et aux
systèmes alimentaires durables. Ils ont abordé les sujets suivants : la versatilité des
systèmes alimentaires ; la nutrition des mères, des enfants et des adolescents ;
l’autonomie des femmes et des filles, et son rapport avec la sécurité alimentaire ; les
effets des changements climatiques, des conflits armés et de la pandémie de
COVID-19 sur la sécurité alimentaire des personnes touchées. Les intervenants ont
rappelé que l’accès à des aliments sains et nutritifs était souvent plus difficile pour
les ménages à faible revenu et marginalisés, et que la pandémie avait aggravé
l’insécurité alimentaire et la malnutrition, touchant d e manière disproportionnée les
groupes vulnérables et marginalisés. Les participantes et participants ont souligné la
nécessité d’adopter une approche holistique et multisectorielle pour assurer la
sécurité alimentaire et mettre en place des systèmes alimentaires durables. Ils ont
également souligné l’importance de l’autonomisation des femmes, de la participation
des jeunes et de l’implication du secteur privé dans la recherche de solutions pouvant
permettre de nourrir la population mondiale. Ils ont insisté sur la nécessité d’adopter
une approche humaine et fondée sur les droits humains pour renforcer les systèmes
alimentaires. Ils ont également déclaré avec insistance que les politiques et les
programmes devaient être adaptés au contexte et fondés sur des données dûment
ventilées afin de veiller à ne pas faire de laissés-pour-compte. Au cours du débat
interactif, les délégations ont relevé la nécessité d’adopter une approche mobilisant
l’ensemble de la société pour relever les nombreux défis liés à la faim et à la
malnutrition, et garantir des régimes alimentaires sûrs et nutritifs. Elles ont discuté
de la meilleure façon d’adapter la production agricole pour atteindre la durabilité et
souligné l’importance des facteurs locaux qui ont une incidence sur
l’approvisionnement alimentaire et l’accès aux aliments, y compris le climat. Les
participantes et participants ont appelé l’attention sur les problèmes de la sousalimentation et de la faim d’une part, et de l’augmentation du taux d’obésité et des
régimes alimentaires malsains d’autre part. Le rôle des organisations d’inspiration
religieuse dans l’amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition a été
souligné.
Le 22 avril, la Commission a organisé une table ronde d’experts sur le
programme de travail en matière de population, suivie d’un débat interactif. Les
experts techniques nationaux suivants y avaient participé : Géraldine Duthé,
Directrice de recherche à l’Institut national d’études démographiques (France) et coresponsable de l’équipe de chercheurs de l’institut chargée de la « Démographie des
pays du Sud » ; Hayashi Reiko, Directrice générale adjointe de l’Institut national de
recherche sur la population et la sécurité sociale (Japon) ; Gabriela Rodríguez
Ramírez, Chef du Conseil national de la population (Mexique) ; Jacques van Zuydam,
Directeur général de l’Office national de la population (Afrique du Sud). La table
ronde avait pour modérateur le Directeur de la Division de la population
(Département des affaires économiques et sociales), John Wilmoth. Les participantes
et participants ont relevé les principaux défis démographiques de leur pays,
notamment l’évolution des structures par âge de la population et les différentes
difficultés rencontrées par chaque pays à différents stades de la transition
démographique ; les défis à relever pour garantir l’accès aux soins de santé sexuelle
et reproductive pour tous, en particulier les adolescents ; les incidences de la
pandémie de COVID-19. Les participantes et participants ont salué les réalisations de
la Division de la population et se sont dit favorables au renforcement de ses activités
d’analyse et de diffusion. Ils ont reconnu la difficulté de la prise en compte des effets
de la pandémie de COVID-19 dans les estimations et les projections en ce qui
concerne la fécondité, la mortalité, les migrations et la population totale. Ils ont
souligné la contribution des analyses effectuées par la Division sur le vieillissement
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