A/HRC/RES/23/25
Insistant sur le fait que tous les États ont la responsabilité de s’acquitter de leur
obligation de mettre fin à l’impunité et d’utiliser efficacement tous les moyens appropriés
pour enquêter et pour poursuivre les personnes relevant de leur juridiction qui sont
responsables de tels crimes,
Soulignant qu’il est essentiel de rendre les femmes autonomes et notamment de
faciliter leur émancipation économique et leur plein accès, sur un pied d’égalité,
aux ressources et d’assurer leur entière intégration au secteur formel de l’économie,
en particulier au processus de prise de décisions dans ce domaine, et leur pleine
participation à tous les niveaux de la vie publique, politique et culturelle à égalité avec les
hommes, si l’on veut s’attaquer aux racines de la violence qui s’exerce à leur égard,
notamment la violence sexuelle,
Reconnaissant le rôle important que joue le système des Nations Unies,
en particulier l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des
femmes, dans la lutte menée contre la discrimination et la violence à l’égard des femmes et
des filles à l’échelle mondiale, régionale et nationale, et l’aide qu’il apporte aux États qui le
souhaitent, dans leurs efforts visant à éliminer et prévenir toutes les formes de violence à
l’égard des femmes et des filles,
1.
Condamne vigoureusement tous les actes de violence à l’égard des femmes et
des filles, qu’ils soient le fait de l’État, de particuliers ou d’acteurs non étatiques,
et demande que soient éliminées toutes les formes de violence fondée sur le sexe, dans la
famille ou au sein de la collectivité, ou perpétrées ou cautionnées par l’État, conformément
à la Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes;
2.
Se déclare profondément préoccupé par les viols et les autres formes de
violence sexuelle dans toutes leurs manifestations qui visent souvent des victimes associées
à des communautés ou à des groupes ethniques ou autres jugés hostiles ou trop modérés par
le groupe ou l’entité dont les forces commettent le crime, et sont souvent calculés pour
humilier, dominer, effrayer, disperser ou déplacer de force les membres de ces groupes,
et notamment mais non exclusivement, les victimes et leur famille, et peuvent être utilisés
comme une forme de nettoyage ethnique;
3.
Se déclare également profondément préoccupé par le recours au viol et à
d’autres formes de violence sexuelle pour intimider, harceler et décourager des femmes et
des filles, notamment des défenseuses des droits de l’homme, et pour user de représailles
contre elles dans les espaces publics, et engage les États à faire en sorte que les femmes et
les filles puissent participer à la société civile sans crainte des représailles, des mesures de
contrainte, des actes d’intimidation ou des agressions;
4.
Demande instamment aux États de prendre des mesures concrètes pour lutter
contre les comportements, coutumes, pratiques, stéréotypes et rapports de force
préjudiciables qui sous-tendent et perpétuent le viol et les autres formes de violence
sexuelle, notamment les suivantes:
a)
Condamner publiquement, aux plus hauts niveaux, le viol et la violence
sexuelle à l’égard des femmes et des filles, quels qu’en soient les motifs, et veiller à ce que
les responsables, hommes et femmes, fassent preuve d’une autorité manifeste et durable
pour encourager une prévention efficace;
b)
Engager tous les segments de la société, y compris les chefs communautaires
et religieux, les organisations de la société civile, le secteur privé et les médias, à participer
aux efforts de prévention, notamment par des campagnes de sensibilisation et d’éducation
s’adressant au grand public en vue de faire mieux comprendre les effets néfastes de
la violence;
GE.13-15099
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