Les océans et le droit de la mer
A/RES/72/73
réduire de façon importante les déchets marins d’ici à 2025, données scientifiques à
l’appui, afin de limiter les dommages causés aux milieux littoraux et marins ;
187. Engage les États à agir, conformément à l’engagement qu’ils ont pris
dans le document « L’avenir que nous voulons », données scientifiques à l’appui,
pour réduire de façon importante d’ici à 2025 les déchets marins afin de limiter les
dommages causés aux milieux littoraux et marins ;
188. Prend note des débats tenus lors de la dix-septième réunion du Processus
consultatif informel, consacrée aux déchets en mer, y compris les plastiques et les
microplastiques, au cours de laquelle il a été souligné notamment que le problème
s’était considérablement aggravé depuis que la question des déchets marins avait été
examinée à la sixième réunion du Processus consultatif informel, en 2005, et que les
déchets marins en général, et les plastiques en particulier, représentaient l’un des
pires fléaux environnementaux de notre époque, au même titre que les changements
climatiques, l’acidification des océans et l’appauvrissement de la biodiversité, et
qu’il fallait prévenir et combattre le problème à la fois en aval, grâce à
l’amélioration des mécanismes de gestion, d’élimination et de recyclage des
déchets, et en amont, en modifiant les modes de consommation et de production,
y compris au moyen de campagnes de sensibilisation 84 ;
189. Prend note également de la tenue de la dix-huitième réunion du
Processus consultatif informel, sur le thème « Les effets des changements
climatiques sur les océans », au cours de laquelle les délégations ont examiné, entre
autres, les incidences environnementales, sociales et économiques qui découlent des
effets des changements climatiques sur les océans et avec lesquelles tous les États
sont aux prises, en particulier les pays en développement, et souligné qu’il fallait
agir de toute urgence pour lutter contre ces effets et leurs incidences, que la
coopération et la coordination internationales étaient essentielles, qu’il fallait
notamment prendre immédiatement des mesures concertées visant à lutter contre les
effets des changements climatiques sur les océans, qu’en raison de
l’interdépendance des océans, les États ne pouvaient combattre tout seuls ces effets
et leurs incidences, et qu’il fallait donc continuer de mobiliser l’attention
coordonnée de la communauté internationale, compte tenu notamment des graves
implications que cela avait pour les pays à faible élévation côtière, dont l’existence
même, pour certains, était menacée 4 ;
190. Prend note en outre des travaux du Groupe d’experts
intergouvernemental sur l’évolution du climat, note avec préoccupation ses
conclusions sur l’acidification des océans, les risques majeurs qu’elle fait peser sur
les écosystèmes marins, notamment les écosystèmes polaires, l es récifs coralliens, le
plancton et d’autres organismes ayant un exosquelette calcaire ou une coquille,
comme les crustacés, et les conséquences néfastes qu’elle peut avoir sur la pêche et
les moyens de subsistance, ainsi que les conclusions de l’Organisa tion
météorologique mondiale figurant dans sa publication annuelle Bulletin sur les gaz
à effet de serre, et prend acte de sa décision de favoriser la collaboration avec des
organismes et des établissements qui s’occupent du budget carbone des océans 85, et
à cet égard, engage les États et les organisations internationales et autres institutions
compétentes, agissant séparément ou ensemble, à poursuivre d’urgence les
recherches sur l’acidification des océans, en particulier les programmes
d’observation et de mesure, prenant note en particulier des travaux qui continuent
d’être menés dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique 86 et des
__________________
84
85
86
Voir A/71/204.
Organisation météorologique mondiale, dix-septième Congrès météorologique mondial, Genève,
25 mai-12 juin 2015, résolution 46 (Cg-17).
Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 1760, n o 30619.
Error! No document variable supplied.
35/60