A/RES/72/73 Les océans et le droit de la mer 202. Note avec satisfaction que les conditions d’entrée en vigueur de la Convention internationale de 2004 pour le contrôle et la gestion des eaux de ballast et sédiments des navires 92 sont réunies et que la Convention est entrée en vigueur le 8 septembre 2017, et encourage les États qui ne l’ont pas encore fait à envi sager de la ratifier ou d’y adhérer ; 203. Encourage les États à envisager de poursuivre quand il y a lieu, directement ou par l’intermédiaire des organisations internationales compétentes et conformément au droit international, notamment à la Convention, la mise au point et l’application de processus d’évaluation des incidences environnementales des activités prévues relevant de leur juridiction ou de leur contrôle qui risquent de causer une pollution substantielle ou une dégradation notable du milieu mar in, et les invite à rendre compte des résultats de ces évaluations aux organisations internationales compétentes, comme le prévoit la Convention ; 204. Engage les États qui ne l’ont pas encore fait à devenir parties aux conventions et à leurs protocoles relatifs aux mers régionales, qui régissent la protection et la préservation du milieu marin ; 205. Encourage les États à élaborer et à promouvoir ensemble, à l’échelon bilatéral ou régional et conformément au droit international, notamment à la Convention et aux autres instruments pertinents, les plans d’urgence requis pour faire face aux pollutions ainsi qu’aux accidents autres qui risquent de nuire considérablement au milieu marin et à sa diversité biologique ; 206. Estime qu’il importe de mieux comprendre les effets des changements climatiques sur les mers et les océans et rappelle que, dans le document « L’avenir que nous voulons », les États ont noté que l’élévation du niveau des mers et l’érosion du littoral constituaient des menaces considérables po ur nombre de régions côtières et d’îles, notamment dans les pays en développement, et demandé à cet égard à la communauté internationale d’intensifier les efforts pour y faire face ; 207. Note avec préoccupation les effets graves qu’ont sur les populations côtières les phénomènes climatiques extrêmes, tels que les cyclones tropicaux et les ondes de tempête qui leur sont associées, et engage les entités des Nations Unies et les organisations apparentées, notamment l’Organisation météorologique mondiale, à agir de concert afin d’aider les États à mieux prévoir ces phénomènes et à mieux prendre en compte les prévisions dans les systèmes d’alerte rapide multirisques et la gestion des risques ; 208. Note avec préoccupation également que la santé des océans et la biodiversité marine sont compromises par les déchets, principalement plastiques, provenant de sources terrestres et marines, et note que le rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement intitulé « UNEP frontiers 2016 Report » désigne les microplastiques comme figurant parmi les six grands problèmes émergents liés à l’environnement ; 209. Estime indispensable de mieux connaître les sources, les quantités, les modes de déplacement, la dissémination, la nature, les tendances et les effets des déchets en mer, en particulier les plastiques et les microplastiques, et d’examiner les mesures envisageables et les meilleures techniques et pratiques environnementales disponibles pour prévenir leur accumulation dans le milieu marin et en réduire le volume au minimum, et, à cet égard, félicite le Groupe mixte d’experts chargé d’étudier les aspects scientifiques de la protection de l’environnement marin des travaux qu’il mène sous l’égide de la Commission océanographique intergouvernementale, et de son rapport sur l’origine des microplastiques, leur __________________ 92 38/60 Organisation maritime internationale, document BWM/CONF/36, annexe. Error! No document variable supplied.

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