A/RES/72/73
Les océans et le droit de la mer
océans et au droit de la mer, tout en étant consciente de la nécessité de s’attaquer
également aux défis propres aux pays en développement à revenu intermédiaire,
Soulignant qu’il faut que les organisations internationales compétentes soient
mieux à même de concourir, par leurs programmes mondiaux, régionaux, sous régionaux et bilatéraux de coopération avec les gouvernements, au renforcement des
capacités nationales dans le domaine des sciences de la mer et dans celui de la
gestion durable des océans et de leurs ressources,
Rappelant que les sciences de la mer sont importantes pour éliminer la
pauvreté, améliorer la sécurité alimentaire, préserver les ressources marines et le
milieu marin de la planète, mieux comprendre, prédire et gérer les phénomènes
naturels et promouvoir la mise en valeur durable des mers et des océans, du fait
qu’elles enrichissent les connaissances grâce à des recherches persévérantes et à
l’analyse des résultats des observations, et permettent d’utiliser ces connaissances à
des fins de gestion et de prise de décisions,
Se déclarant de nouveau profondément préoccupée par les graves
répercussions que certaines activités humaines ont sur le milieu marin et la diversité
biologique, en particulier les écosystèmes marins vulnérables et leur structure
physique et biogène, y compris les récifs coralliens, les habitats des eaux froides, les
évents hydrothermaux et les monts sous-marins,
Soulignant qu’il est nécessaire que le recyclage des navires se fasse de façon
sûre et dans le respect de l’environnement,
Se déclarant gravement préoccupée par les répercussions économiques,
sociales et environnementales de la modification des caractéristiques physiques et
de la destruction des habitats marins que peuvent entraîner les activités de
développement terrestres et côtières, en particulier la poldérisation menée de façon
néfaste au milieu marin,
Se déclarant de nouveau gravement préoccupée par les effets négatifs, actuels
et prévus, des changements climatiques et de l’acidification des océans sur le milieu
marin et la biodiversité marine, et soulignant qu’il est urgent de s’y attaquer,
Notant avec préoccupation, à ce sujet, les conclusions de l’Organisation
météorologique mondiale, qui a signalé, dans sa publication annuelle Bulletin sur
les gaz à effet de serre, qu’en 2015, pour la première fois, la teneur moyenne de
l’atmosphère en dioxyde de carbone avait atteint 400 parties par million,
Préoccupée par le fait que les changements climatiques continuent d’accroître
la gravité et la fréquence du blanchissement des coraux dans toutes les mers
tropicales et diminuent leur capacité de résistance à l’acidification des océans, ce
qui pourrait avoir des effets négatifs graves et irréversibles sur les organismes
marins, en particulier sur les coraux, et à d’autres pressions, notammen t la surpêche
et la pollution,
Se déclarant de nouveau gravement préoccupée par la vulnérabilité du milieu
et la fragilité des écosystèmes des régions polaires, notamment l’océan Arctique et
la calotte glaciaire arctique, qui seront tout particulièrement touchés par les effets
néfastes que l’on attend des changements climatiques et de l’acidification des
océans,
Sachant que la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine
des zones ne relevant pas de la juridiction nationale exigent une démarche plus
intégrée et écosystémique, de même que des études plus poussées et une action en
faveur du renforcement de la coopération, de la coordination et de la collaboration
les concernant,
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