A/RES/53/175
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8. Se félicite des décisions annoncées par plusieurs pays créanciers d’annuler, en partie ou en
totalité, la dette publique bilatérale des pays d’Amérique centrale qui ont été les plus gravement touchés
par le cyclone Mitch, ainsi que des décisions prises par des pays donateurs d’aider à réduire leur dette
auprès des institutions multilatérales, tout en reconnaissant qu’il importe de veiller à ce que des ressources
suffisantes soient toujours consacrées aux opérations de secours et de redressement, et se félicite également
des propositions tendant à examiner, à la réunion du Club de Paris du 7 décembre 1998, un allégement
supplémentaire de la dette des pays concernés, et demande aux institutions financières internationales
d’aider ces pays dans leurs efforts de reconstruction, notamment en allégeant le fardeau du service de la
dette, en envisageant de prendre des mesures supplémentaires appropriées, et en admettant au plus tôt le
Honduras et le Nicaragua au bénéfice de l’allégement de la dette au titre de l’Initiative en faveur des pays
pauvres très endettés;
9. Souligne qu’il importe que les pays en développement poursuivent les efforts qu’ils font pour
créer un climat favorable aux investissements étrangers et, de ce fait, à la croissance économique et au
développement durable, ce qui pourrait les aider à trouver une issue à leurs problèmes de dette et de
service de la dette, et souligne également que la communauté internationale doit favoriser la création d’un
climat extérieur qui y soit propice, notamment par des mesures qui améliorent l’accès aux marchés,
stabilisent les taux de change, assurent une maîtrise effective des taux d’intérêt internationaux, accroissent
les apports de ressources aux pays en développement et leur ouvrent plus largement l’accès aux marchés
financiers internationaux et au flux de ressources financières ainsi qu’à la technologie;
10. Souligne également que la stratégie de la dette qui se dessine doit aller de pair avec un climat
économique international favorable et porteur, ce qui suppose l’application effective de tous les résultats
des négociations commerciales multilatérales du Cycle d’Uruguay, ainsi que des décisions ministérielles
de Marrakech en faveur des pays les moins avancés et des pays en développement importateurs nets de
produits alimentaires4;
11. Souligne en outre qu’il faut que les mécanismes existants d’allégement de la dette par divers
programmes de conversion de la dette, le cas échéant, tels les échanges de créances contre des prises de
participation, et les échanges dette-nature, dette-programmes en faveur de l’enfance et autres conversions
de créances pour le financement de projets de développement, soient largement utilisés pour étayer les
efforts de développement des pays concernés, appuyer les mesures en faveur des couches les plus
vulnérables de leur population et mettre au point des techniques de conversion de dettes à appliquer dans
le cadre de programmes et projets de développement social, conformément aux priorités du Sommet
mondial pour le développement social, qui s’est tenu à Copenhague en mars 19955;
12. Estime qu’il faut accorder un rang de priorité plus élevé aux aspects sociaux dans l’Initiative en
faveur des pays pauvres très endettés;
4
Voir Instruments juridiques reprenant les résultats des négociations commerciales multilatérales du
Cycle d’Uruguay faits à Marrakech le 15 avril 1994 (publication du secrétariat du GATT, numéro de
vente: GATT/1994-7).
5
Voir Rapport du Sommet mondial pour le développement social, Copenhague, 6-12 mars 1995
(publication des Nations Unies, numéro de vente: F.96.IV.8).
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