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d)
Reconnaître le care comme un bien public et un droit universel, et
développer des systèmes de care complets qui soutiennent les membres de la
famille s’occupant des femmes âgées, tout en veillant à ce que les arrangements
pris ne deviennent pas des lieux de contrainte, d’exploitation ou de maltraitance ;
e)
Adopter des mesures visant à prévenir toute exploitation financière,
contrôle financier coercitif et dépendance économique ;
f)
Mener des campagnes de sensibilisation du public et dispenser des
formations professionnelles qui remettent en cause les stéréotypes âgistes et
sexistes, améliorent la reconnaissance des abus et valorisent les femmes âgées en
tant que titulaires de droits, détentrices et transmetteuses de savoirs, ainsi que
membres actives de la société.
98. En ce qui concerne l’amélioration des services de protection et
d’accompagnement, les parties prenantes susmentionnées devraient :
a)
Veiller à ce que les programmes destinés aux femmes âgées,
notamment en matière de logement, d’hébergement, de transports publics et de
clubs, soient financés de manière adéquate et à ce que les critères de financement
ne soient pas uniquement guidés par des critères étroits de rentabilité qui
désavantagent les personnes âgées, mais qu’ils reposent plutôt sur le principe de
l’égalité en dignité et de la valeur intrinsèque à chaque personne ;
b)
Renforcer les politiques et accroître les investissements dans des soins
palliatifs et des soins de fin de vie de grande qualité, y compris en ce qui concerne
l’accès des femmes âgées à un soutien psychologique, social et spirituel ;
c)
Mettre en place des services spécialisés, adaptés à l’âge et centrés sur
les survivantes pour les femmes âgées victimes de violences, notamment des soins
de santé, un soutien psychosocial, une assistance juridique, des foyers d’accueil,
une aide au logement et des programmes d’autonomisation économique. Ces
services doivent être physiquement, économiquement et géographiquement
accessibles, et adaptés aux besoins des différents groupes de femmes âgées qui
sont particulièrement vulnérables aux abus et à la violence ;
d)
Élargir l’offre de logements abordables destinés aux femmes âgées,
notamment en revoyant à la baisse les conditions d’âge pour l’accès au logement
social, en proposant des programmes de location avec option d’achat et en
favorisant les formules de cohabitation ;
e)
Inclure systématiquement les femmes âgées dans les programmes de
prévention et de lutte contre la violence, afin de garantir qu’elles ne soient pas
exclues en raison de restrictions liées à l’âge ou du fait que ces programmes sont
uniquement intégrés dans des programmes de santé sexuelle et procréative ;
f)
Renforcer les actions de sensibilisation, les interventions mobiles et les
voies d’accès non numériques, et mettre en place plusieurs mécanismes de
signalement confidentiels et accessibles, notamment des lignes d’assistance
téléphonique, des points de signalement communautaires et des services en
présentiel qui ne dépendent pas des membres de la famille ou des personnes
aidantes, lesquels peuvent eux-mêmes être les auteurs des violences ;
g)
Garantir un financement adéquat des programmes destinés aux
femmes âgées dans les situations humanitaires et les situations de crise, et
investir dans des systèmes d’alerte précoce et d’évacuation à déclencher en cas
de catastrophe, afin de veiller à ce que les femmes âgées reçoivent en temps utile
les informations et le soutien nécessaires pour évacuer en toute sécurité ;
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