A/HRC/42/59 V. Conclusions et recommandations 50. Le Groupe de travail remercie les États Membres et les représentants des organisations internationales et de la société civile de leur participation active aux débats. A. Conclusions 51. Le Groupe de travail conclut que les préjugés et stéréotypes raciaux imprègnent l’ensemble de la société, notamment les publicités, les médias sociaux, les discours politiques et les décisions en matière de santé, d’éducation et d’emploi. 52. La capacité d’exercer les principaux droits de l’homme et d’en jouir est considérablement entravée par les préjugés raciaux dans la prise de décisions, qui se fonde sur des idées fausses. Les préjugés raciaux ont un tel impact systémique sur la jouissance et l’exercice des droits fondamentaux que les personnes d’ascendance africaine sont confrontées aux mêmes difficultés dans différents pays. Le racisme aux niveaux individuel et institutionnel dont sont victimes ces personnes a des répercussions sur l’exercice de leurs droits fondamentaux, notamment leurs droits à l’éducation, à la santé, au logement et à l’emploi, et d’autres droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux. 53. La discrimination raciale continue d’être systémique et bien ancrée dans un modèle économique qui empêche le développement plein et effectif des personnes d’ascendance africaine à travers le monde et qui justifie ou banalise souvent l’exploitation passée et actuelle de leur travail, de leurs terres et de leurs ressources naturelles. 54. Le Groupe de travail conclut que des efforts visant à ébranler la dynamique coloniale continuent d’être à l’œuvre entre les pays en développement et les pays développés, lesquels conservent souvent une hégémonie historique et propagent les préjugés et les idées fausses concernant les personnes d’ascendance africaine. 55. Les préjugés raciaux dans la prise de décisions sont une forme particulièrement forte de racisme institutionnel. Le Groupe de travail salue les importantes recherches en sciences sociales qui permettent de mettre en évidence de tels préjugés. Par exemple, des travaux de recherche probants démontrent qu’il existe des préjugés raciaux dans la perception de la douleur des patients, ce qui a des conséquences n��fastes sur les recommandations de traitement des prestataires de soins de santé et sur l’exactitude de leurs diagnostics et traitements médicaux. D’autres recherches montrent une augmentation de l’incidence des troubles post-traumatiques et d’autres affections physiques et psychologiques qui s’explique par le stress chronique lié à des motifs raciaux. 56. Le Groupe de travail conclut que la tolérance concernant les disparités raciales profondément ancrées dans les domaines de la santé, de la justice pénale et de l’éducation, entre autres, reflète une diminution des attentes liée aux discours utilisés pour justifier les pratiques passées d’exploitation et de maltraitance des personnes d’ascendance africaine, notamment l’esclavage, le colonialisme et l’idéologie de la suprématie blanche. 57. Il est essentiel de reconnaître l’existence des personnes d’ascendance africaine pour accroître leur visibilité. 58. Le Groupe de travail souligne combien il importe de cartographier et d’analyser des données ventilées pour éclairer la définition des priorités concernant l’égalité et l’égalité des chances des personnes d’ascendance africaine. Pour cela, il est nécessaire d’évaluer l’égalité ainsi que l’accès de ces personnes aux droits de l’homme et leur jouissance de ces droits. 59. Le Groupe de travail est conscient de la diversité des personnes d’ascendance africaine et de la nécessité de disposer de données qui reflètent cette diversité, ainsi que des vulnérabilités extrêmes et des expériences substantiellement différentes que 14 GE.19-13932

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