A/RES/59/24
Sachant que les problèmes des espaces marins sont étroitement liés et doivent
être envisagés comme un tout selon une optique intégrée, interdisciplinaire et
intersectorielle,
Réaffirmant qu’il faut améliorer la coopération et la coordination à tous les
niveaux, conformément à la Convention, pour envisager de manière intégrée tous les
problèmes touchant les mers et les océans et promouvoir la gestion intégrée et la
mise en valeur durable des mers et des océans,
Rappelant que la coopération et la coordination internationales à tous les
niveaux joue un rôle essentiel, à savoir soutenir et compléter les efforts que déploie
chaque État pour promouvoir l’application et le respect de la Convention,
notamment la gestion intégrée et le développement durable des zones côtières et
marines,
Réaffirmant qu’il est essentiel de renforcer les capacités afin que tous les
États, spécialement les pays en développement et en particulier les pays les moins
avancés et les petits États insulaires en développement, ainsi que les États côtiers
d’Afrique, puissent appliquer la Convention tout en tirant profit de la mise en valeur
durable des mers et des océans et participer pleinement aux instances et mécanismes
mondiaux et régionaux qui s’occupent des questions relatives aux océans et au droit
de la mer,
Considérant que les institutions internationales compétentes ont un rôle
important à jouer dans les affaires maritimes, dans l’application de la Convention et
dans la promotion de la mise en valeur durable des mers et des océans,
Soulignant qu’il faut renforcer la capacité des organisations internationales
compétentes de contribuer, aux niveaux mondial, régional, sous-régional et bilatéral,
grâce à des programmes de coopération avec les gouvernements, à l’amélioration
des capacités nationales dans les domaines des sciences marines et de la gestion
durable des océans et de leurs ressources,
Rappelant que les sciences de la mer, en améliorant les connaissances par des
efforts de recherche soutenus et l’analyse des résultats de l’observation et en
appliquant ces connaissances à la gestion et à la prise de décisions, sont importantes
s’agissant d’éliminer la pauvreté, d’assurer la sécurité alimentaire, de préserver les
ressources et le milieu marin au niveau mondial, de comprendre et prédire les
phénomènes naturels et d’y réagir, et de promouvoir le développement durable des
mers et des océans,
Rappelant également la décision qu’elle a prise dans ses résolutions 57/141 et
58/240, suivant la recommandation du Sommet mondial pour le développement
durable 3, de mettre en place, dans le cadre de l’Organisation des Nations Unies, un
mécanisme de notification et d’évaluation à l’échelle mondiale de l’état, présent et
prévisible, du milieu marin, y compris les aspects socioéconomiques, en se fondant
sur les évaluations régionales existantes, et prenant note des travaux de l’Atelier
international organisé à l’occasion de la cinquième réunion du Processus consultatif
officieux des Nations Unies ouvert à tous sur les océans et le droit de la mer (« le
Processus consultatif »), du 8 au 11 juin 2004, réaffirmant son appui à cet objectif et
soulignant qu’il faut que tous les États coopèrent à cette fin,
_______________
3
Rapport du Sommet mondial pour le développement durable, Johannesburg (Afrique du Sud),
26 août–4 septembre 2002 (publication des Nations Unies, numéro de vente : F.03.II.A.1), chap. I,
résolution 2, annexe, par. 36, b.
2
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