A/RES/60/188 c) Reconnaît qu’il est important de mettre en place des sources novatrices de financement du développement, à condition que celles-ci n’imposent pas aux pays en développement un fardeau excessif ; note que certains pays mettront en œuvre la Facilité de financement internationale, que d’autres ont recours à ce mécanisme pour la vaccination et que d’autres encore prélèveront, dans un proche avenir, par l’intermédiaire des autorités nationales, une « contribution de solidarité » sur les billets d’avion en vue de financer des projets de développement ; et note que d’autres pays se demandent s’ils participeront à ces initiatives et dans quelle mesure ; d) Reconnaît les progrès accomplis dans ce domaine et décide d’examiner plus avant la question de formules novatrices de financement du développement faisant intervenir toutes les sources, qu’elles soient publiques ou privées, nationales ou étrangères ; e) Souligne l’importance du microcrédit et du microfinancement pour l’élimination de la pauvreté ; rappelle que la célébration de l’Année internationale du microcrédit (2005) a représenté une occasion importante de sensibiliser l’opinion, de partager les meilleures pratiques et de renforcer encore l’action du secteur financier qui offre des services financiers viables favorables aux pauvres dans tous les pays ; à cet égard, engage les pays membres à mettre ces pratiques en application ; et invite la communauté internationale, y compris le système des Nations Unies, à tirer parti de l’impulsion qu’a donnée cette manifestation ; f) Reconnaît le rôle vital que le secteur privé peut jouer dans la réalisation de nouveaux investissements, la création d’emplois et la mobilisation de financements en faveur du développement ; 6. Souligne l’importance des investissements dans l’infrastructure économique et sociale de base, comme il est préconisé dans le Consensus de Monterrey ; note qu’un accroissement progressif de ces investissements conjugué à des programmes solides dans les domaines de la santé et de l’éducation est un facteur clef pour accélérer la croissance et progresser vers l’élimination de la pauvreté ; à cet égard, demande que l’on continue de renforcer l’appui en matière de prestation de services liés aux infrastructures et que l’on élimine les obstacles dans ce domaine afin de répondre aux besoins des pays en développement, conformément aux stratégies nationales de développement ; se félicite des progrès réalisés par le Groupe de la Banque mondiale en vue de renforcer les partenariats entre secteur public et secteur privé afin de tirer parti des investissements et d’en maximiser l’impact, notamment dans le cadre du nouveau Consortium africain pour l’infrastructure ; et note avec satisfaction les travaux de la Banque mondiale dans ce domaine, notamment son intention de présenter au Comité du développement un rapport d’étape sur l’incidence des capacités budgétaires sur la croissance et la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement ; 7. Souligne également qu’il importe au plus haut point d’apporter rapidement une solution globale, efficace et durable au problème de la dette des pays en développement, étant donné que le financement et l’allégement de la dette peuvent constituer une source importante de capitaux aux fins de la croissance économique et du développement, et insiste sur le fait qu’il incombe également aux créanciers et aux débiteurs de prévenir les situations d’endettement insoutenable ; 8. Se félicite, à cet égard, de la proposition récente du Groupe des Huit, à laquelle ont souscrit les institutions de Bretton Woods à leurs réunions annuelles de 2005, tendant à annuler, en faveur des pays pauvres surendettés qui rempliraient les conditions requises, l’intégralité de l’encours de leur dette à l’égard du Fonds 5

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