A/HRC/RES/56/21
maternelles et néonatales évitables, de pathologies néonatales graves, d’éclampsie,
d’endométrite puerpérale, d’infections généralisées et de fistule obstétricale,
Notant avec une vive inquiétude que les adolescentes enceintes subissent des
conséquences sociales et économiques, notamment la stigmatisation, la discrimination, les
pressions visant à ce qu’elles abandonnent l’école, l’impossibilité de poursuivre et d’achever
leurs études et les soins, l’assistance et les travaux domestiques non rémunérés qu’elles
doivent assurer, ce qui limite leurs perspectives d’éducation et d’emploi, leur autonomisation
économique et leur capacité de participer aux affaires publiques et perpétue les cycles
intergénérationnels de la pauvreté, avec des retombées négatives pour les adolescentes
elles-mêmes, leurs familles, leurs communautés et les sociétés,
Conscient que parmi les causes des grossesses chez les adolescentes peuvent figurer
des facteurs tels que la pauvreté, l’exclusion sociale, les inégalités entre les femmes et les
hommes, les stéréotypes liés au genre et les normes sociales négatives, l’influence des pairs,
les mariages et unions d’enfants et les mariages et unions précoces et forcés, la violence
sexuelle et fondée sur le genre, le harcèlement sexuel, le manque d’égalité d’accès à une
éducation inclusive de qualité et à un environnement scolaire sûr, notamment lorsque les
établissements manquent de services d’approvisionnement en eau, d’assainissement et
d’hygiène, l’accès limité à des services de santé, d’éducation et d’information, y compris en
matière de santé sexuelle et procréative, qui tiennent compte des considérations liées au
genre, à l’âge et au handicap et qui soient abordables et exempts de violence, de coercition,
de stigmatisation et de discrimination, l’insuffisance des mesures de protection sociale et les
inégalités qui existent dans les pays et d’un pays à l’autre,
Conscient également que les fermetures d’écoles, les conflits armés, les urgences de
santé publique et les urgences climatiques et humanitaires peuvent également faire partie des
facteurs qui font augmenter le nombre de grossesses chez les adolescentes,
Soulignant qu’il faut que les États renforcent leurs stratégies, politiques et
programmes nationaux, conformément aux obligations internationales en matière de droits
de l’homme, en vue de prévenir les grossesses chez les adolescentes, en envisageant de
prendre des mesures de protection sociale, en consacrant davantage de ressources et
d’investissements aux droits des adolescentes, notamment par des allocations budgétaires
tenant compte des questions de genre, et en facilitant la rescolarisation des adolescentes, de
manière à prévenir l’abandon scolaire, et insistant à cet égard sur l’importance que revêtent
la participation pleine, égale et effective des adolescentes, leur autonomisation et leur accès
à des rôles de premier plan,
Convaincu que le renforcement de la volonté et de l’engagement politiques, de la
coopération internationale et de l’assistance technique, à tous les niveaux, en particulier au
profit des pays en développement, ainsi que d’autres mesures visant à favoriser le plein
exercice des droits économiques, sociaux et culturels et la réalisation du développement
durable, telles que l’établissement de partenariats pour le développement et des mesures
d’allégement de la dette, contribueront de manière positive à accélérer les progrès en matière
de prévention des grossesses chez les adolescentes,
1.
Prie le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme d’établir,
en consultation avec toutes les parties prenantes, à savoir les États, les organismes, fonds et
programmes des Nations Unies, les organisations internationales et régionales, les titulaires
de mandat au titre de ses procédures spéciales, les organes conventionnels, les institutions
nationales des droits de l’homme et la société civile, notamment les organisations de femmes,
les organisations de jeunes et les adolescentes, un rapport détaillé sur les moyens d’accélérer
les progrès en matière de prévention des grossesses chez les adolescentes, et de le lui
présenter, sous une forme adaptée aux enfants et accessible aux personnes handicapées, à sa
soixante-deuxième session ;
2.
Décide de rester saisi de la question.
37e séance
12 juillet 2024
[Adoptée sans vote.]
2
GE.24-12821