Examen de la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies
A/RES/72/284
l’information et des communications, en particulier Internet et d ’autres médias, et par
l’usage qui est fait de ces technologies pour commettre des actes de terrorisme,
recruter à cette fin ou inciter à commettre, financer ou planifier de tels actes, note
combien il importe que les parties concernées par la mise en œuvre de la Stratégie,
notamment les États Membres, les organisations internationales, régionales et sous régionales, le secteur privé et la société civile, coopèrent pour s ’attaquer à ce
problème, dans le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales et
conformément au droit international et aux buts et principes énoncés dans la Charte,
et rappelle que ces technologies peuvent être de puissants outils de lutte contre la
propagation du terrorisme, notamment s’ils sont utilisés pour favoriser la tolérance et
le dialogue entre les peuples et la paix ;
36. Rappelle les résolutions 2178 (2014) et 2396 (2017) du Conseil de
sécurité, en date, respectivement, des 24 septembre 2014 et 21 décembre 2017, et
réaffirme qu’il faut redoubler d’efforts pour faire face à l’évolution de la menace que
représentent les combattants terroristes étrangers ;
37. Prie les États Membres de resserrer la coopération aux niveaux
international, régional, sous-régional et bilatéral pour faire face à la menace que
représentent les combattants terroristes étrangers, notamment en pratiquant des
échanges d’informations opérationnelles plus nombreux dans des délais appropriés,
rappelant à cet égard que, conformément à la résolution 2396 (2017) du Conseil de
sécurité, les États Membres sont tenus, lorsqu’ils ont des informations sur le voyage,
l’arrivée ou l’expulsion d’individus capturés ou détenus dont ils ont des motifs
raisonnables de penser qu’il s’agit de combattants terroristes étrangers, de les
communiquer, en temps voulu, aux autorités compétentes, en intensifiant l ’appui
logistique, s’il y a lieu, ainsi que les activités de renforcement des capacités, de mettre
en commun et d’adopter des pratiques optimales pour ce qui est d’identifier les
combattants terroristes étrangers, de les empêcher de quitter ou de traverser le
territoire d’un État Membre ou d’y pénétrer, de prévenir le financement, la
mobilisation, le recrutement et l’organisation des combattants terroristes étrangers, et
de renforcer la coopération internationale et régionale en matière d ’échange
d’informations et de collecte d’éléments de preuve, et prie les forces de l’ordre et les
autorités nationales compétentes en matière pénale de lutter plus efficacement contre
la menace que constituent le retour et la réinstallation des combattants terroristes
étrangers, de combattre l’extrémisme violent et la radicalisation conduisant au
terrorisme, de redoubler d’efforts dans l’exécution de programmes de déradicalisation
et de veiller à ce que quiconque participe au financement, à la planification, à la
préparation ou à la perpétration d’actes terroristes, apporte un appui à de tels actes ou
fournit des fonds à des terroristes soit traduit en justice, conformément aux
obligations découlant du droit international et du droit interne applicable ;
38. Demande à tous les États d’utiliser comme base de l’entraide judiciaire et,
le cas échéant, comme base de l’extradition dans les affaires de terrorisme, les
instruments internationaux en vigueur auxquels ils sont parties, et encourage les États,
en l’absence de conventions ou de dispositions applicables, à coopérer, dans la mesure
du possible, sur la base de la réciprocité ou au cas par cas ;
39. Demande aux États Membres de coopérer, comme ils y sont tenus par le
droit international, à l’action menée contre la menace que représentent les
combattants terroristes étrangers, notamment en prévenant la radicalisation
conduisant au terrorisme et le recrutement de combattants terroristes étrangers, en
empêchant lesdits combattants de franchir leurs frontières, notamment par le
renforcement de la sécurité des frontières et du contrôle de la délivrance de documents
d’identité et de voyage, en faisant cesser et en bloquant l ’aide financière qui leur est
destinée et, s’agissant des combattants terroristes étrangers qui retournent et se
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