Intensifier l’action engagée pour en finir avec la fistule obstétricale
A/RES/69/148
services holistiques dans des hôpitaux choisis afin de soigner le nombre
considérable de femmes et de filles qui attendent une intervention chirurgicale, et en
encourageant les centres de traitement de la fistule à communiquer entre eux pour
faciliter, selon qu’il convient, la formation, la recherche, la sensibilisation, la levée
de fonds et l’application des normes médicales applicables, notamment les principes
énoncés dans le manuel de l’Organisation mondiale de la Santé intitulé « Fistule
obstétricale : principes directeurs pour la prise en charge clinique et le
développement de programmes », qui présente des informations d’ordre général et
énonce les principes devant présider à l’élaboration des programmes de prévention
et de traitement de la fistule ;
h)
À mobiliser des fonds pour que les soins de santé maternelle et la
réparation chirurgicale et le traitement des fistules soient gratuits ou que les frais y
afférents soient dûment pris en charge, notamment en encourageant les prestataires à
travailler davantage en réseau et à échanger les nouveaux protocoles et techniques
de traitement afin de garantir le bien-être et la survie des femmes et des enfants et
d’éviter l’apparition de nouvelles fistules en faisant du contrôle postopératoire et du
suivi des patientes une priorité dans tous les programmes de lutte contre la fistule et
à s’assurer également que les survivantes de la fistule puissent recourir à une
césarienne lorsqu’elles retombent enceintes, afin d’éviter toute nouvelle fistule et
d’augmenter les chances de survie de la mère et du bébé ;
i)
À veiller à ce que toutes les femmes et les filles qui ont suivi un
traitement contre la fistule, y compris les femmes et les filles oubliées souffrant
d’une fistule incurable ou inopérable aient accès, aussi longtemps que nécessaire, à
des services de santé et de réinsertion sociale complets et à un suivi attentif, et
qu’elles puissent bénéficier de services d’accompagnement, d’une éducation et de
services de planification familiale et devenir autonomes sur le plan socioéconomique,
notamment en leur proposant des activités de formation professionnelle et des
activités génératrices de revenu pour qu’elles puissent surmonter l’abandon et
l’exclusion sociale, et, pour atteindre cet objectif, il faudra renforcer l’interaction
avec les organisations de la société civile et les programmes d’autonomisation des
femmes et des filles ;
j)
À donner aux femmes qui ont survécu à la fistule obstétricale les moyens
de participer aux activités de sensibilisation et de mobilisation menées en faveur de
l’éradication de la fistule, d’une maternité sans danger et de la survie des
nouveau-nés ;
k)
À apprendre aux femmes et aux hommes, aux filles et aux garçons,
individuellement et collectivement, aux décideurs et aux professionnels de la santé à
prévenir et soigner la fistule obstétricale et à faire mieux connaître les besoins des
femmes et des filles enceintes et de celles qui ont subi une intervention chirurgicale
pour réparer une fistule, notamment leur droit de jouir du meilleur état de santé
possible, y compris en matière de santé sexuelle et procréative, en travaillant avec
les notables locaux et les autorités religieuses, les accoucheuses traditionnelles, les
femmes et les filles ayant souffert d’une fistule, les médias, les travailleurs sociaux,
la société civile, les organisations de femmes, les personnalités influentes et les
décideurs ;
l)
À associer davantage les hommes et les adolescents à l’intensification
des efforts menés pour éliminer la fistule obstétricale et à les amener à devenir des
partenaires encore plus actifs, notamment dans le cadre de la Campagne pour
éliminer les fistules ;
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