Aide aux réfugiés, aux rapatriés et aux déplacés d’Afrique
A/RES/73/150
scrupuleusement la lettre et l’esprit du droit international humanitaire, et de respecter
et de faire respecter celui-ci ;
9.
Se félicite des décisions EX.CL/Dec.854 (XXVI), EX.CL/Dec.877
(XXVII), EX.CL/899 (XXVIII) et EX.CL/Dec.968 (XXXI) sur la situation
humanitaire en Afrique que le Conseil exécutif de l’Union africaine a adoptées à ses
vingt-sixième, vingt-septième, vingt-huitième et trente et unième sessions ordinaires,
tenues respectivement à Addis-Abeba du 23 au 27 janvier 2015, à Johannesburg
(Afrique du Sud) du 7 au 12 juin 2015 et à Addis-Abeba du 23 au 28 janvier 2016 et
du 27 juin au 1 er juillet 2017, attendu qu’elles ont trait aux personnes dont s’occupe
le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés ;
10. Remercie le Haut-Commissariat d’avoir pris la direction des opérations et
le félicite de l’action qu’il continue de mener, avec l’appui de la communauté
internationale, pour venir en aide aux États d’Afrique accueillant un grand nombre de
réfugiés, notamment en soutenant les communautés d ’accueil locales vulnérables, et
pour fournir aux réfugiés, aux rapatriés et aux déplacés d’Afrique l’aide et la
protection dont ils ont besoin ;
11. Note avec satisfaction les initiatives prises par l’Union africaine, le SousComité chargé de la question des réfugiés, rapatriés et déplacés du Comité des
représentants permanents auprès de l’Union et la Commission africaine des droits de
l’homme et des peuples, et en particulier le rôle que joue dans la Commission la
Rapporteuse spéciale sur les réfugiés, les demandeurs d’asile, les personnes déplacées
et les migrants en Afrique, pour offrir aide et protection aux réfugiés, aux rapatriés et
aux déplacés d’Afrique ;
12. Souligne qu’il importe d’apporter une solution humanitaire effective au
problème des personnes déplacées et mesure à cet égard l’importance de la
Convention de l’Union africaine sur la protection et l’assistance aux personnes
déplacées en Afrique ;
13. Sait combien la prise en compte systématique de l’âge, du genre et de la
diversité est utile pour déterminer, grâce à la pleine participation des femmes , des
enfants, des personnes âgées et des personnes handicapées, les risques auxquels les
diverses catégories de réfugiés sont exposées en matière de protection, notamment
pour assurer le traitement non discriminatoire et la protection des femmes, des
enfants, des personnes âgées et des personnes handicapées ;
14. Affirme que, du fait de leur âge, de leur statut social et de leur degré de
développement physique et mental, les enfants sont souvent plus vulnérables que les
adultes en cas de déplacement forcé, constate que ces déplacements, le retour dans
une région sortant d’un conflit, l’intégration dans une nouvelle société ou une
situation prolongée de déplacement ou d’apatridie peuvent augmenter les risques
qu’ils courent, compte tenu de la vulnérabilité particulière des enfants déplacés, qui
sont exposés malgré eux à des traumatismes physiques et psychologiques, à
l’exploitation et à la mort qu’entraînent les conflits armés, et qui risquent en outre
d’être recrutés et utilisés par les parties aux conflits armés en violation du droit
international applicable, et est consciente que des facteurs plus généraux liés à
l’environnement et des facteurs de risque individuels peuvent entraîner des besoins
de protection différents, surtout lorsque leurs effets se conjuguent ;
15. Sait qu’aucune solution au problème des déplacements forcés ne saurait
être viable sans s’inscrire dans la durée, engage par conséquent le Haut-Commissariat
à favoriser la pérennisation de solutions durables, et rappelle que ces solutions
incluent le rapatriement librement consenti et, lorsque cela est possible et indiqué,
l’intégration sur place et la réinstallation dans un pays tiers, tout en réaffirmant que
la solution privilégiée demeure le rapatriement librement consenti, accompagné au
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