Coopération internationale pour aborder et combattre
le problème mondial de la drogue
A/RES/74/178
à tous les niveaux, en particulier dans les secteurs de l a santé, de l’éducation, de la
justice et de la répression, compte tenu de leurs domaines de compétence respectifs
aux termes de la législation nationale,
Soulignant qu’il importe de renforcer la coopération internationale en matière
de détection des nouvelles substances psychoactives, de recensement et de
notification volontaire des incidents liés à l’usage de ces substances, pour ce qui est
de prendre des mesures à cet égard,
Constatant avec une vive inquiétude la progression de la consommation de
certaines drogues et la prolifération, partout dans le monde, de substances nouvelles
qui constituent une menace potentielle pour la santé publique et qui ne sont pas
contrôlées par les trois conventions internationales relatives au contrôle des drogues,
Constatant également avec une vive inquiétude que les groupes criminels
transnationaux font preuve d’une ingéniosité croissante pour fabriquer illicitement
des stimulants de type amphétamine et les distribuer partout dans le monde, et que les
précurseurs chimiques entrant dans la fabrication illicite de stupéfiants et de
substances psychotropes prolifèrent et font l’objet de détournements,
Estimant qu’il importe de prendre en considération comme il se doit les
différences entre les sexes et les âges dans les po litiques et programmes en matière
de drogue,
Préoccupée par le fait que certains aspects du problème mondial de la drogue
liés à la production illicite de drogues peuvent avoir des effets néfastes sur
l’environnement, en provoquant notamment la déforestation, l’érosion et la
dégradation des sols, la disparition d’espèces endémiques, la pollution des sols, des
eaux souterraines et des cours d’eau et l’émission de gaz à effet de serre,
Réaffirmant que les politiques de développement alternatif sont un outil
important pour stimuler le développement dans les pays touchés par la culture illicite
de plantes servant à produire ou à fabriquer illicitement des drogues ou, dans certains
cas, dans les pays qui risquent de l’être, et qu’elles jouent un rôle majeur dans les
politiques nationales, régionales et internationales de développement ainsi que dans
les politiques globales de réduction de la pauvreté et de coopération,
Réaffirmant l’engagement pris de s’attaquer aux problèmes socioéconomiques
liés à la culture illicite de plantes dont on tire des drogues ainsi qu’à la fabrication et
à la production illicites et au trafic de drogues en mettant en œuvre des politiques et
programmes antidrogues de longue haleine qui soient globaux, axés sur le
développement durable et équilibrés, notamment des programmes de développement
alternatif, y compris préventif s’il y a lieu, s’inscrivant dans le cadre de stratégies
pérennes de lutte contre les cultures illicites,
Réaffirmant qu’il faut mobiliser les ressources voulues pour aborder
et combattre le problème mondial de la drogue, et souhaitant qu’une assistance accrue
soit apportée aux pays en développement qui en font la demande pour appliquer
effectivement la Déclaration politique et le Plan d ’action sur la coopération
internationale en vue d’une stratégie intégrée et équilibrée de lutte contre le problème
mondial de la drogue ainsi que les recommandations pratiques figurant dans l’annexe
de la résolution S-30/1 du 19 avril 2016,
Sachant que de nouveaux problèmes se font jour et que d ’autres perdurent ou
évoluent, et qu’ils devraient être traités en conformité avec les trois conventions
internationales relatives au contrôle des drogues, qui ménagent aux États parties une
marge de manœuvre suffisante pour concevoir et appliquer en matière de drogues des
politiques nationales répondant à leurs priorités et besoins, conformément au principe
de la responsabilité commune et partagée et au droit international applicable,
19-22335
5/25