A/RES/52/135 Page 2 empêcher le retour aux politiques et pratiques du passé, comme il est stipulé dans l’Accord signé à Paris le 23 octobre 1991, Souhaitant que l’Organisation des Nations Unies prenne des mesures concrètes pour aider à enquêter sur les tragiques événements de l’histoire du Cambodge, notamment sur les responsables des crimes commis dans le passé, en violation du droit international, tels que les actes de génocide et les crimes contre l’humanité, Se félicitant du rôle que le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme continue de jouer dans la promotion et la protection des droits de l’homme au Cambodge, 1. Prie le Secrétaire général, agissant par l’intermédiaire du représentant spécial chargé d’étudier la situation des droits de l’homme au Cambodge et en collaboration avec le bureau au Cambodge du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, d’aider le Gouvernement cambodgien à assurer la protection des droits de chacun au Cambodge et de prévoir les ressources nécessaires pour que le Haut Commissariat puisse renforcer sa présence opérationnelle dans le pays et que le représentant spécial puisse continuer à s’acquitter de ses tâches avec diligence; 2. Accueille avec satisfaction le rapport du Secrétaire général sur la situation des droits de l’homme au Cambodge6, en particulier la section concernant l’aide apportée au Gouvernement et au peuple cambodgiens par le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme aux fins de la défense et de la protection des droits de l’homme, et encourage le Gouvernement cambodgien à continuer de collaborer avec le représentant spécial; 3. Prend note avec satisfaction du rapport du représentant spécial chargé d’étudier la situation des droits de l’homme au Cambodge7, en particulier de ses préoccupations concernant l’établissement du cadre législatif des prochaines élections nationales ainsi que le problème de l’impunité, l’indépendance de la magistrature et l’instauration de l’état de droit, le recours à la torture, l’administration pénitentiaire et les mauvais traitements infligés aux prisonniers, et la prostitution et la traite des enfants; 4. Note avec inquiétude que le Gouvernement cambodgien n’a pas donné suite à plusieurs des recommandations contenues dans les précédents rapports du représentant spécial, et le prie instamment d’y donner suite dès que possible; 5. Se déclare profondément préoccupée par les nombreux cas de violations des droits de l’homme, y compris les exécutions extrajudiciaires, la torture, notamment le viol, et les arrestations et détentions illégales, comme le représentant spécial et son prédécesseur l’ont signalé dans leurs rapports, et demande au Gouvernement cambodgien de poursuivre, dans le respect de la légalité et des normes internationales relatives aux droits de l’homme, tous ceux qui se sont rendus coupables de telles violations; 6. Se déclare également profondément préoccupée par les graves violations des droits de l’homme commises pendant et après les actes de violence armée perpétrés au début du mois de juillet de 1997, comme l’ont rapporté le représentant spécial et le bureau au Cambodge du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme dans son mémorandum sur les exécutions sommaires, les actes de torture et les disparitions, et demande instamment au Gouvernement cambodgien de mener, à titre prioritaire, des enquêtes approfondies et impartiales sur ces graves exactions et de traduire en justice ceux qui en sont responsables; 7. Note que les personnes coupables des actes de violence perpétrés à Phnom Penh le 30 mars 1997 à l’encontre des participants à une manifestation pacifique et légale organisée par l’opposition dans l’exercice 6 A/52/489. 7 E/CN.4/1997/85. /...

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