A/HRC/RES/39/10 7. Prend note avec intérêt du rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme sur le suivi de la mise en pratique du guide technique concernant l’application d’une approche fondée sur les droits de l’homme à la mise en œuvre des politiques et des programmes visant à réduire la mortalité et la morbidité maternelles évitables3, et engage toutes les parties prenantes à examiner les recommandations qui y sont formulées ; 8. Prie les États et les autres acteurs intéressés de mettre davantage l’accent sur les initiatives relatives à la mortalité et la morbidité maternelles dans le cadre de leurs partenariats de développement et de leurs accords internationaux d’assistance et de coopération, y compris en renforçant la coopération technique visant à combattre la mortalité et la morbidité maternelles, notamment au moyen du transfert de compétences, de technologie et de données scientifiques et d’échanges d’informations sur les bonnes pratiques avec les pays en développement, tout en honorant les engagements existants, et d’adopter une perspective fondée sur les droits de l’homme dans le cadre de ces initiatives, en s’attaquant aux incidences de la discrimination à l’égard des femmes et des filles sur la mortalité et la morbidité maternelles ; 9. Exhorte les États à faire en sorte que les lois, les politiques et les pratiques respectent l’autonomie et l’intimité corporelles des femmes et le droit des femmes de prendre des décisions de manière autonome en ce qui concerne leur vie et leur santé, à égalité avec les hommes, en mettant les lois et politiques relatives à la santé sexuelle et procréative, notamment les politiques en matière d’aide internationale, en conformité avec le droit international des droits de l’homme et en abrogeant les lois discriminatoires qui soumettent l’accès à l’information sur la santé et aux services de santé à l’autorisation d’un tiers, et à lutter contre les stéréotypes sexistes et les normes et comportements discriminatoires ; 10. Exhorte également les États à garantir l’accès à la justice et à des mécanismes de responsabilisation, ainsi qu’à des recours utiles disponibles en temps voulu, afin de faire effectivement appliquer et respecter les lois visant à prévenir les violations du droit qu’a toute personne de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible, y compris sur le plan de la santé sexuelle et procréative, notamment celles qui visent à prévenir la mortalité et la morbidité maternelles, y compris dans les situations de crise humanitaire, par exemple en informant les femmes des droits qu’elles tiennent du droit international et des lois nationales applicables, en améliorant l’infrastructure juridique et sanitaire et en levant tous les obstacles à l’accès au conseil et à l’assistance juridiques et aux recours ; 11. Exhorte en outre les États à garantir le respect du principe de responsabilité, ainsi que l’accès à des recours qui tiennent compte des considérations de sexe, et soient rapides et utiles, lorsque les droits des femmes et des filles relatifs à la mortalité et la morbidité maternelles sont violés dans le contexte de crises humanitaires, en mettant en place des formes transparentes de suivi, d’examen et de supervision des programmes et des politiques humanitaires, y compris des dispositifs permettant de faire apparaître les injustices ; 12. Demande aux États de promouvoir l’égalité des sexes, ainsi que les droits des femmes et les droits de l’enfant, y compris dans la famille, par des initiatives de sensibilisation, notamment dans les écoles et les camps et zones d’installation de déplacés et de réfugiés, en particulier des initiatives d’éducation et d’information du public, notamment dans les médias et en ligne, par l’introduction dans les programmes de formation des enseignants de cours sur tous les droits des femmes et des filles, y compris sur la prévention de la violence et de la discrimination sexuelles et fondées sur le genre, et en assurant l’accès universel à une éducation sexuelle factuelle et complète qui corresponde au développement des capacités de l’enfant ; 13. Exhorte les États et engage les autres parties prenantes, y compris les institutions nationales des droits de l’homme et les organisations non gouvernementales, à prendre des mesures à tous les niveaux, en suivant une approche globale fondée sur les droits de l’homme, pour s’attaquer aux causes interdépendantes de la mortalité et de la morbidité maternelles, telles que le manque de services de santé accessibles, adéquats et d’un coût abordable pour tous, le manque d’information et d’instruction, le manque d’accès 3 6 A/HRC/39/26. GE.18-16418

Select target paragraph3