Traite des femmes et des filles A/RES/71/167 plainte sans crainte devant les autorités de police ou autres, qui protègent comme il se doit leur vie privée et leur identité, et rester, le cas échéant, à la disposition des autorités judiciaires, et qu’elles puissent durant ce temps bénéficier d’une protection adaptée à leur sexe et à leur âge et, le cas échéant, de l’assistance voulue sur les plans social, médical, financier et juridique, y compris la possibilité d’obtenir une indemnité pour le préjudice subi; 41. Invite également les gouvernements à redoubler d’efforts pour faire en sorte que les affaires de traite d’êtres humains trouvent une issue rapidement et, en coopération notamment avec les organisations intergouvernementales et non gouvernementales, à concevoir et mettre en place des dispositifs et mécanismes de lutte contre la traite des personnes et à renforcer ceux qui existent déjà; 42. Invite en outre les gouvernements à encourager les médias, notamment les fournisseurs d’accès à Internet, à adopter des mesures d’auto discipline ou à renforcer celles qu’ils ont déjà prises, pour promouvoir une utilisation responsable des médias, en particulier d’Internet, en vue d’éliminer l’exploitation des femmes et des enfants, surtout des filles, qui pourrait favoriser la traite ; 43. Engage les milieux d’affaires, notamment ceux des secteurs du tourisme, des voyages et des télécommunications, les agences de recrutement concernées et les médias, à coopérer avec les gouvernements pour éliminer la traite des femmes et des enfants, en particulier des filles, notamment en diffusant par l’intermédiaire des médias des informations sur les dangers de la traite, les moyens utilisés par ceux qui s’y livrent, les droits des victimes et les services dont celles -ci peuvent bénéficier; 44. Insiste sur la nécessité de recueillir systématiquement des données ventilées par sexe, par âge et par tout autre facteur pertinent, de réaliser des études exhaustives aux niveaux national et international, prenant note à cet égard de la parution du Rapport mondial sur la traite des personnes, établi par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, et de définir sur le plan international des méthodes et indicateurs communs permettant d’élaborer des statistiques utiles et comparables, et engage les gouvernements à renforcer leurs capacités d’échange et de collecte de données de manière à faciliter la coopération contre la traite ; 45. Invite les gouvernements, les organismes, institutions et mécanismes spéciaux des Nations Unies, les organisations intergouvernementales et non gouvernementales et le secteur privé à mener de concert des études et travaux de recherche sur la traite des femmes et des filles qui puissent servir de base à la définition ou au changement d’orientations en la matière; 46. Invite les gouvernements à élaborer, au besoin avec le concours de l’Organisation des Nations Unies et d’autres organisations intergouvernementales et en tenant compte des meilleures pratiques existant dans ce domaine, des manuels de formation et supports d’information et à dispenser une formation aux agents de la force publique, aux membres de l’appareil judiciaire et aux autres responsables concernés ainsi qu’au personnel des services de santé et de soutien, en vue de les sensibiliser aux besoins spéciaux des femmes et des filles victimes de la traite; 47. Engage les gouvernements et encourage les organisations internationales et les organismes intergouvernementaux compétents à veiller à ce que le personnel militaire, le personnel de maintien de la paix et les agents humanitaires déployés dans les situations de conflit, d’après conflit ou d’urgence reçoivent une formation de sorte qu’ils ne favorisent ni ne facilitent la traite des femmes et des filles ou en tirent parti, notamment à des fins d’exploitation sexuelle, et à sensibiliser ce 13/14

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