A/RES/65/240
IV
Résultats de la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination
raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée, tenue en 2001,
et de la Conférence d’examen de Durban, tenue en 2009
39. Réaffirme qu’elle est la plus haute instance intergouvernementale pour
l’élaboration et l’examen des politiques dans les domaines économique et social et
dans les domaines connexes, conformément à sa résolution 50/227 du 24 mai 1996,
et qu’elle constituera avec le Conseil des droits de l’homme un mécanisme intergouvernemental qui œuvrera à la mise en œuvre intégrale et au suivi de la Déclaration
et du Programme d’action de Durban1 ;
40. Souligne que c’est d’abord aux États qu’il appartient de combattre
réellement le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y
est associée, et que c’est donc également à eux qu’il incombe au premier chef de
veiller à ce qu’il soit pleinement et effectivement donné suite à tous les
engagements pris et à toutes les recommandations formulées dans la Déclaration et
le Programme d’action de Durban, ainsi qu’aux décisions issues de la Conférence
d’examen de Durban3 et, à cet égard, se félicite des mesures prises par de nombreux
gouvernements ;
41. Demande à tous les États qui n’ont pas encore élaboré de plan d’action
national contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance
qui y est associée de respecter les engagements qu’ils ont souscrits à la Conférence
mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance
qui y est associée tenue en 2001 ;
42. Demande à tous les États de formuler et de mettre en œuvre sans tarder,
aux niveaux national, régional et international, des politiques et des plans d’action
destinés à combattre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et
l’intolérance qui y est associée, y compris leurs manifestations sexistes ;
43. Exhorte les États à soutenir les activités des organes et centres régionaux
qui combattent le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance
qui y est associée dans leur région, et recommande que de tels organes soient créés
dans toutes les régions où il n’en existe pas ;
44. Invite les États qui ne l’ont pas encore fait à envisager de signer et de
ratifier les instruments visés au paragraphe 78 du Programme d’action de Durban ou
d’y adhérer, notamment la Convention internationale sur la protection des droits de
tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille adoptée en 1990 12 ;
45. Souligne le rôle capital et complémentaire des institutions nationales de
défense des droits de l’homme, des organismes et centres régionaux et de la société
civile, qui œuvrent conjointement avec les États à l’élimination de toutes les formes
de racisme et, en particulier, à la réalisation des objectifs énoncés dans la
Déclaration et le Programme d’action de Durban ;
46. Reconnaît le rôle fondamental que joue la société civile dans la lutte
contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est
associée, en particulier en aidant les États à élaborer des règles et des stratégies, en
prenant des mesures pour lutter contre ces formes de discrimination et en en suivant
l’application ;
_______________
12
8
Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 2220, no 39481.
Select target paragraph3
Connect to a paragraph
Connect to an entity
Disable highlights
Add to table of contents