A/RES/60/116
Notant que, en tant que petit territoire insulaire, les Tokélaou sont
représentatives de la situation que connaissent la plupart des territoires non encore
autonomes et que, dans la mesure où elles offrent un exemple de coopération réussie
en vue de la décolonisation, les Tokélaou présentent un intérêt plus général pour
l’Organisation des Nations Unies, au moment où celle-ci s’efforce d’achever son
œuvre de décolonisation,
Rappelant qu’en novembre 2003 la Nouvelle-Zélande et les Tokélaou ont signé
un document intitulé « Déclaration conjointe concernant les principes de
partenariat », qui énonce par écrit, pour la première fois, les droits et obligations des
deux pays partenaires,
Ayant à l’esprit la décision qu’a prise le Fono général quand il s’est réuni en
novembre 2003, à la suite de consultations approfondies menées dans les trois
villages, d’examiner officiellement avec la Nouvelle-Zélande l’option de
l’autonomie en libre association, et sa décision d’août 2005 d’organiser un
référendum concernant l’autonomie sur la base d’un projet de constitution pour les
Tokélaou et d’un traité de libre association avec la Nouvelle-Zélande,
Note que les Tokélaou demeurent fermement attachées à l’acquisition de
1.
leur autonomie et à la promulgation d’un acte d’autodétermination qui les doterait
d’un statut conforme aux options concernant le statut futur des territoires non
autonomes énumérées dans le texte du principe VI de l’annexe à sa résolution
1541 (XV) du 15 décembre 1960 ;
2.
Se félicite des progrès considérables accomplis en ce qui concerne le
transfert de compétences aux trois taupulega (conseils villageois), en particulier du
fait que les pouvoirs de l’Administrateur ont été transférés à ces trois taupulega à
compter du 1er juillet 2004 et que, depuis cette date, chaque taupulega est seul
responsable de la gestion de tous ses services publics ;
3.
Rappelle la décision qu’a prise le Fono général en novembre 2003, à
l’issue de consultations approfondies dans les trois villages et d’une réunion du
Comité constitutionnel spécial des Tokélaou, d’examiner officiellement avec la
Nouvelle-Zélande l’option de l’autonomie en libre association, ainsi que les
pourparlers engagés par les Tokélaou et la Nouvelle-Zélande suite à cette décision ;
4.
Se félicite de la décision prise par le Fono général en août 2005
d’organiser un référendum concernant l’autonomie sur la base d’un projet de
constitution pour les Tokélaou et d’un traité de libre association avec la NouvelleZélande, et note l’adoption par le Fono général de règles applicables à ce
référendum ;
5.
Note que les Tokélaou, soutenues en cela par la Nouvelle-Zélande,
souhaitent que l’Organisation des Nations Unies surveille le déroulement du
référendum ;
6.
Constate que les Tokélaou ont pris l’initiative d’élaborer un plan
stratégique de développement économique pour la période 2002-2004 afin de
renforcer leurs capacités d’auto-administration, et note qu’un plan a été mis au point
pour la période 2005-2007 ;
7.
Prend note de l’assistance que la Nouvelle-Zélande continue de fournir
pour favoriser le bien-être des Tokélaou, ainsi que de la coopération du Programme
des Nations Unies pour le développement, notamment en ce qui concerne les
secours et le relèvement assurés en début d’année au lendemain du cyclone Percy ;
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