Situation relative aux droits humains
en République populaire démocratique de Corée
A/RES/79/181
conformément aux directives et aux meilleures pratiques recommandées par
l’Organisation mondiale de la Santé,
Condamnant le fait que la République populaire démocratique de Corée
continue de détourner ses ressources pour poursuivre ses programmes illicites
d’armes nucléaires et de missiles balistiques au lieu d’améliorer le sort de sa
population et insistant sur la nécessité pour ce pays de respecter et de garantir le bienêtre et la dignité intrinsèque de son peuple, comme l’a fait le Conseil de sécurité dans
ses résolutions 2321 (2016) du 30 novembre 2016, 2371 (2017) du 5 août 2017,
2375 (2017) du 11 septembre 2017 et 2397 (2017) du 22 décembre 2017,
Notant avec une vive préoccupation la détérioration de la situation humanitaire
en République populaire démocratique de Corée et les répercussions négatives qu’elle
a eues sur la situation relative aux droits humains dans ce pays,
Notant avec préoccupation que le oouvernement de la République populaire
démocratique de Corée a imposé des restrictions qui ont contraint le personnel des
organismes humanitaires recruté sur le plan international à quitter le pays et à
interrompre des projets d’assistance et qu’il est possible que ces restrictions aient eu
des répercussions sur les niveaux de malnutrition et l’accès aux services de santé, à
l’eau et à l’assainissement,
Prenant note du cadre stratégique de coopération en vigueur entre
l’Organisation des Nations Unies et le oouvernement de la République populaire
démocratique de Corée et de l’engagement pris par le oouvernement au regard des
principes, buts et cibles des objectifs de développement durable 14 et en accord avec
les engagements qu’il a contractés en vertu des conventions et des accords
internationaux,
Soulignant de nouveau avec une vive inquiétude l’urgence et l’importance que
revêt la question des enlèvements internationaux, lesquels constituent une violation
grave des droits humains, et du retour immédiat de toutes les personnes enlevées,
étant donné que celles-ci et les membres de leurs familles prennent de l’âge et qu’il
n’y a pas de temps à perdre, se disant profondément préoccupée par les longues
années de grande souffrance endurées par ces personnes et leurs familles du fait de
leur séparation forcée, par l’absence d’initiatives concrètes ou positives de la part de
la République populaire démocratique de Corée, notamment depuis que les enquêtes
sur tous les ressortissants japonais ont commencé, sur la base des consultations tenues
en mai 2014 entre les oouvernements de la République populaire démocratique de
Corée et du Japon, et par les réponses identiques et sans substance de la République
populaire démocratique de Corée aux nombreuses communications transmises par le
oroupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires et par le oroupe de
travail sur la détention arbitraire, et exigeant de nouveau fermement que la
République populaire démocratique de Corée écoute de façon sincère la voix des
victimes et de leur famille afin de répondre à toutes les allégations de disparitions
forcées, fasse la lumière sur le sort des personnes disparues et le lieu où elles se
trouvent et fournisse de bonne foi et rapidement aux familles des victimes des
informations exactes, détaillées et complètes, et règle immédiatement toutes les
questions relatives à toutes les personnes enlevées, en particulier qu’elle assure le
retour immédiat de tous les ressortissants du Japon et de la République de Corée qui
ont été enlevés,
Prenant note avec inquiétude des allégations selon lesquelles les droits humains
des prisonniers de guerre non rapatriés et de leurs descendants continuent d’être
bafoués et du fait que la République populaire démocratique de Corée ne respecte
toujours pas les obligations de rapatriement que lui impose la Convention de oenève
__________________
14
4/16
Voir résolution 70/1.
24-24223