A/HRC/56/54 118. Il est essentiel de promouvoir un discours sur la migration fondé sur les faits pour défendre les droits des migrants et garantir que leurs contributions sont reconnues et appréciées à leur juste valeur. Les témoignages individuels sont cruciaux, et les récits mettant en avant des valeurs telles que la famille, la liberté et l’équité sont plus efficaces pour toucher le public. S’ils alimentent la désinformation sur la migration, les réseaux sociaux peuvent en même temps amplifier considérablement les messages positifs qui mettent en relief l’humanité des migrants et défendent leur cause, en particulier en cas de violations des droits humains. Par ses campagnes et sa boîte à outils pour un changement de discours sur la migration, le HCDH encourage la construction de discours sur la migration qui soient fondés sur les droits humains, en mettant l’accent sur la narration, le retentissement au niveau local et la lutte collective contre les stéréotypes préjudiciables. B. Recommandations 119. Le Pacte mondial sur les migrations offre un cadre commun pour l’établissement de sociétés dans lesquelles les migrants exercent pleinement leurs droits humains. Il comprend des recommandations et des mesures destinées à aider les États à atteindre les 23 objectifs qui y sont définis. 120. Pour favoriser les contributions des migrants à la société, le Rapporteur spécial recommande aux gouvernements : a) D’envisager de transférer les compétences en matière d’immigration des services de sécurité à des administrations dédiées afin de remettre l’accent sur les avantages qu’offre une migration bien gérée, notamment : i) De mettre l’accent sur les stratégies d’intégration, de promouvoir la cohésion sociale et de faire respecter les droits humains des migrants et leurs droits liés au travail ; ii) De réfléchir aux avantages qu’il y aurait à réorienter une partie, même faible, des crédits croissants alloués à la sécurité aux frontières vers les politiques d’intégration ; b) D’assurer la protection des droits humains des migrants et de leurs droits liés au travail, quelle que soit leur statut, notamment : i) De s’engager à respecter, à protéger et à réaliser tous les droits humains dans le contexte de la migration ; ii) De garantir les principes et droits fondamentaux au travail et de promouvoir un travail décent dans le contexte de la migration de main-d’œuvre ; iii) De définir des main-d’œuvre globale ; iv) conditions minimales pour une migration de D’adopter et d’appliquer une législation de lutte contre la discrimination ; v) De reconnaître que la xénophobie, le racisme et les autres formes de discrimination, ainsi que les politiques qui les tolèrent, menacent considérablement les droits humains et les droits liés au travail des migrants et vont à l’encontre du principe fondateur du Programme 2030 consistant à « ne laisser personne de côté » ; vi) D’élaborer des politiques publiques de lutte contre la xénophobie et d’appliquer une stratégie à l’échelle de l’État assortie d’objectifs clairs, de systèmes de suivi et de processus inclusifs ; vii) De lutter contre la migration irrégulière financée par l’endettement, qui conduit à l’exploitation, d’adopter et d’appliquer une législation contre la traite des êtres humains et de renforcer l’engagement de poursuites pour mettre fin à l’impunité ; GE.24-07075 23

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